Belgique

La Commission européenne a réfuté lundi avoir été piégée par un poisson d'avril en adressant à la Région wallonne une série de questions relatives aux investissements qu'elle programme à l'aéroport de Charleroi, comme l'évoquaient samedi l'Echo et le Morgen.

Interrogé lundi sur cette présumée bévue, l'exécutif européen a démenti le contenu de ces "articles assez surprenants".

La porte-parole en charge de questions de Concurrence au sein de la Commission, Chantal Hugues, a assuré que la lettre adressée le 31 juillet dernier aux autorités wallonnes faisait suite au communiqué de presse diffusé le 11 avril dernier par le ministre wallon en charge des aéroports, André Antoine, et non un article paru le 1er avril.

Selon l'Echo et le Morgen, la lettre envoyée fin juillet par la DG Concurrence fait notamment mention de la construction d'une deuxième piste à Charleroi. Or, cette "information" relevait d'un poisson d'avril publié par la revue en ligne Pagtour le 31 mars, affirmaient les quotidiens dans leur édition de samedi.

Interrogée pour savoir si la lettre de la Commission faisait explicitement mention d'une seconde piste pour Charleroi, Mme Hugues n'a pas répondu afin de ne pas livrer "les détails d'une lettre confidentielle", s'est-elle justifiée.

"La lettre pose des questions sur la nature des investissements au sens large", s'est-elle bornée à dire.

Selon une source proche du dossier contactée par BELGA, la missive du 31 juillet mentionne bel et bien expressément "la réalisation d'une deuxième piste" à l'aéroport de Charleroi.

Anecdotique au demeurant, la polémique jette le trouble sur le sérieux du travail de la Commission européenne, et en particulier celui livré par l'un de ses services les plus puissants et redoutés, la DG Concurrence.

Dénonçant la légèreté de la Commission européenne dans cette affaire, le directeur de l'aéroport de Charleroi, Jean-Jacques Cloquet, avait appelé ce week-end la Commission européenne à cesser "ce harcèlement qui nous pompe de l'énergie pour rien."