L'information est révélée samedi par RTL Info et confirmée par une source proche de l'enquête. L'expertise collégiale et contradictoire, avec donc participation d'experts mandatés par la partie civile, conclut que le décès de Jozef Chovanec est dû à un oedème cérébral, lié selon toute vraisemblance aux coups qu'il s'est donnés en se frappant la tête contre les parois de sa cellule de l'aéroport de Charleroi.

L'homme était décédé quelques jours plus tard à l'hôpital.

En ce qui concerne l'intervention des policiers dans la cellule, dont les images vidéo avaient interpellé l'opinion publique par leur apparente violence, les experts écartent l'hypothèse d'un étouffement de Jozef Chovanec.

"Ni l'examen clinique d'admission à l'hôpital ni les constatations de l'autopsie n'ont permis de mettre en évidence des signes cliniques de manque d'oxygène. Nous n'avons pas constaté de traces traumatiques susceptibles de démontrer un manque d'oxygène", écrivent les experts, dans un extrait dévoilé par RTL. En revanche, "le décès est à mettre en rapport avec un état de mort cérébrale causé par un œdème qui peut être relié de manière tout à fait plausible aux nombreux et violents impacts de la tête de Monsieur Chovanec contre le mur du cachot".

L'exactitude de ces extraits est confirmée par une source proche de l'enquête.

La reconstitution des faits aura lieu les 27 et 28 septembre. Ces conclusions seront officiellement remises ensuite.

Contactée samedi soir, l'avocate des trois policiers qui ont immobilisé Jozef Chovanec en cellule indique que ces conclusions sont un élément important pour la suite de l'affaire. "Rien ne démontre à ce stade que l'intervention de mes clients a un lien avec le décès", souligne Hayat Karim.