Belgique Ces dernières ne font pas que des heureux selon une enquête menée par Test-Achats

BRUXELLES Ainsi, 61 pc des personnes interrogées, des anciens clients, se déclarent insatisfaites de la qualité du service proposé par leur agence. Un "manque de transparence et de professionnalisme" auquel voudraient répondre les régions flamande et wallonne. La Belgique comptait, fin juillet 2002, 80 agences matrimoniales dont 42 en Flandre, 27 en Wallonie et 11 à Bruxelles.

Quarante-trois de ces agences ainsi que 222 anciens clients ont participé à l'enquête menée par Test-Achats à la demande de la ministre flamande de la Santé, Mieke Vogels, et du ministre wallon des Affaires sociales, Thierry Detienne. "Dans la partie francophone du pays, les tarifs par an vont de 246 euros à 1.636 euros, sans approcher les sommets constatés en Flandre: plus de 4.000 euros dans les cas extrêmes pour les recherches de femmes étrangères", a expliqué l'organisation de défense des consommateurs lundi, lors d'une conférence de presse.

Plus de la moitié des clients d'agence font, selon l'enquête, état d'expérience négative. "Le reproche le plus fréquent est l'inadéquation entre les candidats présentés et le profil recherché (62 pc), ainsi que le trop petit nombre de candidats proposés (58 pc)". Viennent ensuite le fait que l'agence propose plusieurs fois la même personne (20 pc) et les difficultés à résilier le contrat (17 pc).

Le grand amour pas vraiment au rendez-vous

Des tarifs élevés et un service qui laisse à désirer pour finalement des résultats "plutôt médiocres". "La réussite de courtage est faible. A peine 35 pc des clients flamands disent avoir trouvé une relation stable grâce à une agence matrimoniale, et seulement 16 pc des clients en Wallonie et à Bruxelles", ajoute encore le porte-parole de Test-Achats, Jean-Philippe Ducart.

Le ministre wallon des Affaires sociales, Thierry Detienne, et la ministre flamande de la Santé, Mieke Vogels, ont d'ores et déjà présenté ce lundi diverses mesures afin d'améliorer la qualité du service offert par les agences matrimoniales. Ils proposent ainsi l'instauration d'une procédure de certification, d'un contrat-type et d'une procèdure de médiation.

Un projet de décret visant à combattre les pratiques illicites en matière de qualité, qui relèvent de la compétence régionale, devrait être soumis à la discussion au sein des instances régionales flamandes et wallonnes vers septembre 2003. La Région bruxelloise n'est pour l'instant pas partie prenante de ce genre de réforme, a toutefois indiqué Test-Achats.

"Ces mesures sont évidemment très positives. Elles permettront de préserver les clients contre les agences qui ne respectent pas le contrat", a réagi lundi Andrée Borrens, directrice de l'agence "Valérie Dax", présente dans plusieurs villes de Belgique. Un avis totalement partagé par Olivier Hedges, responsable de l'agence "Happy Life" à Bruxelles. "J'entends effectivement de nombreux clients se plaindre de la qualité de service d'agences où ils ont été avant de venir chez nous. Le prix élevé, la sélection ou les rares contacts sont les problèmes les plus souvent cités", a-t-il expliqué.