Depuis plusieurs jours, les nouvelles contaminations au coronavirus explosent en Belgique. En cause, notamment, le variant Omicron, extrêmement contagieux, qui est aujourd'hui dominant sur notre territoire. Selon les experts, le pic des infections est toutefois encore loin d'être atteint, et plusieurs records devraient à nouveau être battus dans les prochaines semaines.

Cette flambée des nouvelles contaminations n'a pourtant pas poussé les autorités à resserrer drastiquement la vis lors du dernier Codeco. Dans les colonnes du Soir ce samedi matin, le Premier ministre ne semblait d'ailleurs pas inquiet outre-mesure par cette cinquième vague. "On entre dans une nouvelle phase. La surcharge causée par omicron va peser davantage sur le testing que sur les soins intensifs. C'est pour ça qu'on a changé le système", explique le libéral flamand. "Cette phase de la pandémie est différente mais, bien évidemment, si on voit un impact sur les soins intensifs, il faudra intervenir. Mais pour l'instant, l'occupation des lits descend", rassure-t-il.

"La nature nous oblige à faire marche arrière"

Pourtant, le Premier sait que le chemin vers la sortie de la crise sanitaire est encore long et chaotique. "Les prévisions restent toujours compliquées mais en tant qu'autorités publiques, on doit se préparer au fait que l'épidémie de coronavirus pourrait durer encore deux ou trois ans", prédit De Croo. Selon lui, les prochaines années nous réserveront beaucoup de libertés, mais sans exclure certaines restrictions: "Les connaissances acquises au fil des vagues nous ont forcés à réaliser que l'évolution n'était pas linéaire, qu'il y avait des effets de saisonnalité ou l'arrivée d'un variant. De temps en temps, malheureusement, la nature nous oblige à faire marche arrière".