Le début de l’Euro évoque des souvenirs au Premier ministre, Alexander De Croo. “Je me souviens de la fête organisée sur la Grand-Place de Bruxelles au retour de la Coupe du monde en Russie. Tout le monde chantait, s’amusait, c’était l’ambiance… sauf De Bruyne qui restait dans son coin”, pointe ce fan de sport et en particulier, de cyclisme. “Quelqu’un lui a alors demandé : Quel est ton problème ?’ Sa réponse n’a pas traîné : ‘Qu’avons-nous à fêter ? Nous sommes troisièmes, nous n’avons rien gagné.’ J’adore cet esprit. L’ambition transpire de ce groupe. Nous, Belges, manquons parfois de cette ambition.” 

Le Premier ose se livrer à un pronostic. “Une finale contre la France. Et si nous jouons contre la France, c’est sûr, j’enverrai un message à Macron pour lui dire : Sois prêt pour la défaite, cette fois. Je vois une victoire sur un but de Lukaku.” 

L’ambiance de l’Euro, il en est convaincu, fera du bien au moral. “Tout le monde en Europe a eu une année difficile et n’attend qu’une seule chose : pouvoir faire la fête. Ce qui est bien avec un Euro de football, c’est que c’est une sorte d’état de transe qui dure, en fait, un mois”, souligne Alexander De Croo. “Ce samedi, nous allons suivre le match avec les enfants, à la maison, dans le jardin. Je sais déjà que je vais être nerveux toute la journée !”