Pour procéder à la destruction des masques chirurgicaux de la réserve stratégique, la ministre de la Santé de l'époque, Maggie De Block (Open Vld), s'est appuyée sur les conseils de Sciensano, qui affirmait que ces masques n'étaient plus utilisables, a indiqué jeudi le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) à la Chambre.

Le chef du gouvernement était interrogé par le député indépendant Jean-Marie Dedecker à propos d'un reportage de l'émission Pano, diffusé sur la VRT. On y affirmait que la ministre De Block avait fait détruire des millions de masques alors qu'ils n'auraient jamais été testés pour leur qualité.

Selon le Premier ministre, il n'y a en effet pas de date de péremption pour les masques chirurgicaux. Mais la ministre de l'époque a suivi l'avis de l'Institut scientifique de Santé publique, connu aujourd'hui sous le nom de Sciensano. Il était alors recommandé de ne plus utiliser les masques.

Selon le reportage de la VRT, ces masques étaient rangés dans la caserne de Belgrade, près de Namur. Les conditions de conservation laissant à désirer, une partie du stock avait été endommagée.

Fin 2015, la ministre De Block a décidé de détruire une première partie de la réserve. Cinq millions de masques FFP2 périmés ont ainsi été envoyés à l'incinérateur.

Les 22 millions de masques chirurgicaux restants ont été conservés dans l'établissement militaire jusqu'à la fin 2018. Mais comme le domaine devait être vendu, le cabinet De Block a finalement opté pour une destruction complète des protections buccales.

Cependant, ces dernières n'avaient pas de date de péremption et il semble que rien n'indiquait qu'elles étaient en mauvais état.