"En analysant les eaux usées, nous voulons détecter si et dans quelle mesure la population d'une zone déterminée est contaminée, avant même une hausse du nombre de tests positifs au Covid-19", explique Bert Aertgeerts, de la KU Leuven, qui mène le projet avec des professeurs de l'Université d'Anvers (UAntwerpen). 

"Une partie des personnes infectées a des particules virales dans le système digestif. Ces particules sont ensuite excrétées et finissent dans les eaux usées." 

Louvain veut effectuer des mesures dans des zones résidentielles denses, des centres de soins et tout autre endroit où le risque d'une propagation rapide du virus est grand. "Le projet est dans une phase pilote. Si cela fonctionne, il s'agira d'un système d'alerte précoce rapide et relativement bon marché, aussi bien pour de grandes régions que pour un hôpital ou un centre de soins par exemple", estime M. Aertgeerts.