Belgique Anne, de Fosses-la-Ville, est devenue aide ménagère après un licenciement, en 2008.

Anne, 60 ans, est active comme aide-ménagère dans la région de Fosses-la-Ville et travaille pour une société de titres services. "J’ai commencé en 2008. Avant cela, j’avais travaillé durant 24 ans dans le secteur médical, comme assistante dentaire. Mais ils m’ont mise dehors… J’étais mère célibataire de deux enfants."

Les propositions d’embauche ne se bousculent pas au portillon d’Anne qui approchait de la cinquantaine.

"J’avais déjà effectué quelques ménages sur le côté. J’ai eu l’occasion de me faire embaucher dans les titres services. Je n’ai pas choisi ce métier. Je le fais parce que je n’avais rien d’autre sous la main, et on ne choisit pas toujours ce qu’on veut… C’est un métier difficile. Beaucoup ne le feraient pas ! C’est très physique et on ne peut pas dire que ce soit très enrichissant…"

Anne ne se plaint pas et continue malgré tout de faire son travail "avec motivation".

"Mais à mon âge, les problèmes de dos commencent à arriver… Je commence à ramer. Je trouve que les jeunes ne sont plus motivées… Beaucoup pourraient travailler mais ne le font pas parce qu’elles n’ont pas envie de faire un métier si difficile. Il faut avoir du courage ! On est seules, les clients sont souvent absents…"

Anne estime qu’il lui reste encore deux ans à travailler. Elle déjà fait le calcul de ce qu’elle touchera alors. "Je n’irai pas jusqu’à 65 ans pour gagner 50 € de plus à la pension… À 62 ans, j’arrête."