La ministre de l'Intérieur était l'invitée de C'est pas tous les jours dimanche sur RTL-TVI, à cette occasion elle est revenue sur le pass européen. Il s'agit d'un certificat numérique, qui permettra de voyager plus facilement cet été, car il contiendra un QR Code indiquant que son titulaire a été vacciné, qu'il dispose d'une immunité après avoir été infecté par le Covid-19, ou encore qu'il a passé un test négatif, afin d'éviter toute discriminations envers ceux qui n'ont pas encore été vaccinés.

Seulement ce test coûte actuellement 47 euros en Belgique et certains se posent dès lors la question de savoir s'il sera toujours payant pour les personnes qui n'ont pas eu l'opportunité de se faire vacciner et qui veulent voyager. Interrogée sur cette question, Annelies Verlinden a commencé par rappeler ne pas vouloir de " discriminations entre ceux qui ont eu la chance de se faire vacciner et ceux qui ne l'ont pas eue". Cependant, elle a appelé à la raison : "La commission européenne a prévu 100 millions d'euros pour tous les citoyens européens mais ça ne sera pas assez pour couvrir tous les voyages et tous les déplacements. Je pense qu'il est normal d'offrir quelque chose à ceux qui n'ont pas pu se faire vacciner mais de l'autre côté, il faut aussi être raisonnable. On a fait les calculs et le coût serait important s'il l'on devait payer tous les tests de tout le monde. Il faut trouver un équilibre".

La ministre est également revenue lors de cette interview sur la fin de la limitation des contacts entre les personnes prévue le 9 juin par le prochain arrêté ministériel. "On a essayé de trouver un narratif consistent et gérable pour les citoyens et pour le maintien de l'ordre. On ne voulait pas faire une distinction entre les quatre personnes que l’on peut voir assises à une terrasses et nos contacts à domicile", a-t-elle encore une fois souligné avant d'avancer : "On ne va pas envoyer la police dans le jardin des gens pour vérifier la distanciation".

Selon Annelies Verlinden, le prochain Comité de concertation du 4 juin prochain, devra ainsi apporter de la clarté sur les modalités de mise en oeuvre du futur certificat sanitaire européen en Belgique.