Au sujet du CDH, le MR doit-il tenter à nouveau une opération d’annexion de ce parti ?

Georges-Louis Bouchez : "Le paysage politique doit se recomposer. Il y a 30 ans, les trois familles traditionnelles regroupaient 80 % de l’électorat. Aujourd’hui, nous sommes à moins de 50 %. S’il n’y a pas de recomposition, on va avoir une montée des populismes et une fragmentation du paysage politique et d’autant plus de difficultés à former des coalitions. Je pense qu’un dialogue avec Maxime Prévot et d’autres sur une démarche structurée de rapprochement peut avoir son intérêt. Cela passerait par exemple par des listes communes ou jointes ou encore un partenariat privilégié dans la formation des gouvernements. Et cela pourra déboucher peut-être sur un élargissement de notre fédération. Mais je serai loyal et je m’engage à ne pas aller chercher les gens un par un. Il faut du dialogue et de la réflexion pour que nous puissions être le centre de gravité du redéploiement des démocrates. C’est une responsabilité qu’a le MR."

Denis Ducarme : "C’est d’abord le MR qui est en jeu dans cette élection. Je ne peux souhaiter à M. Prévot que la réussite de l’opération de sauvetage de sa formation politique. Nous sommes à un moment clé dans l’histoire de notre pays qui impose le dialogue avec les autres partis et le respect de leur identité. Si un jour doit arriver la question de la recomposition du paysage politique, je souhaite qu’elle puisse se faire avec un MR qui aura réformé son fonctionnement et son positionnement politique. Le MR a perdu 140 000 voix aux dernières élections…. C’est avant tout sur nous-mêmes qu’il faut travailler."