Emmanuel André s'est exprimé sur les réseaux sociaux ce lundi pour réagir à certaines attaques dont il fait l'objet. En cause: son soutien à la vaccination, qui lui aurait valu des messages accusateurs remettant en question son indépendance par rapport aux firmes pharmaceutiques.

L'expert et professeur à la KUL s'est expliqué: "Communiquer sur les réseaux sociaux à propos des vaccins et de la balance bénéfices-risques de la vaccination pour différents groupes d'âges et profils de patients est un exercice difficile où il faut utiliser de la nuance sans cacher les principaux messages. Cet exercice est rendu particulièrement difficile ces derniers jours par un nombre limité de comptes souvent anonymes qui insultent, insinuent des conflits d'intérêts ou encore modifient mes propos pour les rendre incorrects ou inentendables. [...] Force est de constater que la violence des propos diffusés sur les réseaux sociaux n'est liée qu'à un petit groupe d'individus qui utilisent les réseaux pour propager une certaine forme d'idéologie. Et leur mode de communication (en "meute") s'est petit à petit organisé. [...] Souvent, cette violence prend la forme d'accusations infondées sur mon indépendance par rapport aux firmes pharmaceutiques. Outre la violence que je rejette, la question de mon indépendance me semble pertinente. J'y réponds donc."

Emmanuel André a alors confié qu'il avait, durant la crise, été une fois contacté par une firme pharmaceutique. Celle-ci l'approchait en vue de le recruter comme expert et conseiller. Le microbiologiste a décidé, sur Twitter toujours, de diffuser sa réponse à cette firme, afin de couper court à toutes les rumeurs. La voici: "Merci pour votre aimable invitation à participer à un comité consultatif pour votre nouveau [...]. Bien que je serais très heureux de recevoir des informations sur ce produit et de discuter de vos découvertes, ma tâche principale pendant cette pandémie est de conseiller les gouvernements belges. Dans ce contexte, il ne serait pas adéquat d'assumer un rôle de conseil pour votre entreprise, de percevoir une quelconque rémunération ou de signer un quelconque document de confidentialité."

Et l'expert de conclure en forme de boutade: "Voilà. C'est tout. Je sais que cela va en décevoir certains qui me pensaient au milieu d'une grande toile d'araignée tissée pour tous nous manipuler."