La communauté a notamment précisé qu'elle serait "intransigeante quant au respect de son autonomie et de sa liberté de religion. Pour rappel, Vincent Van Quickenborne avait annoncé lundi avoir enclenché une seconde mise en demeure envers l'Exécutif des musulmans de Belgique (EMB). En outre, le ministre a également annoncé avoir demandé à la Sûreté de l'État de mener une enquête sur l'ingérence étrangère au sein de l'institution.

Dans un communiqué de presse publié jeudi, l'EMB a souhaité réagir en soulignant plusieurs principes." Nous réaffirmons encore une fois avec force que nos organisations sont des institutions de Droit belge et ne subissent absolument aucune ingérence des pays étrangers", a déclaré l'exécutif.

En affaires courantes depuis la fin de son mandat, l'Exécutif des musulmans de Belgique rappelle que "personne ne peut dicter au culte musulman la manière dont il devrait s'organiser ni comment il devrait renouveler ses instances".

"Nos institutions sont pleinement respectueuses de notre constitution et de la Convention Européenne des Droits de l'Homme", a conclu l'institution. "Nous demandons donc que, selon les principes de séparation entre l'Église et l'État et de la liberté de religion, l'autonomie du culte musulman soit respectée à l'instar d'autres cultes reconnus dans notre pays".