Il s'agit d'une baisse de 10,25% par rapport à 2020 (3.112 dossiers), année record notamment en raison des mesures contre la pandémie et des manifestations liées à la politique de lutte contre le Covid-19. Le nombre de dossiers de plainte s'est en fait normalisé et revient à des chiffres similaires aux années antérieures à la crise sanitaire, remarque le Comité P. Les fonctionnalités de police davantage visées par les plaintes sont logiquement plus fréquemment en contact avec le public: celles d'interventions représentent 29,4% des dossiers, contre 14,4% pour l'accueil et 12,8% pour la circulation.

La grande majorité des plaintes concerne des manquements relatifs à l'exécution des tâches et à l'utilisation des compétences (91%), ou au sujet de l'attitude des policiers (80,2%). De nombreux dossiers se rapportent au refus d'acter, au fait que la police ne s'est pas rendue sur place ou encore à l'usage de la contrainte ou de la violence.

Toutes ces plaintes ne font toutefois pas l'objet d'une enquête plus approfondie, comme celles qui ne concernent pas le fonctionnement des services de police, manifestement non fondées et déjà traitées par un autre service. Les dossiers relatifs à des faits pénaux commis par des policiers sont eux transmis aux autorités judiciaires.

Le Comité P ajoute également ne pas disposer de la capacité suffisante pour traiter toutes les plaintes nécessitant une enquête plus approfondie. Une partie des dossiers est alors confiée aux services de police.

En 2021, le Comité P a par ailleurs clôturé 1.305 dossiers de plainte ouverts lors de cette même année ou précédemment. Quelque 72% ont mené à une décision d'absence de dysfonctionnement, contre 9,6% de constat de dysfonctionnement. Dans 6% des cas, les faits non pénaux n'ont pas pu être établis à suffisance, ajoute encore le rapport.