Belgique La DH dévoile la note envoyée à toutes les polices et démentie par le parquet fédéral.

Dans ses éditions de vendredi, la DH révélait que lors de l’interpellation d’Abderrahmane Ameuroud à Schaerbeek le 25 mars la police a trouvé dans le sac à dos du complice du terroriste Reda Kriket des objets peu ordinaires, à savoir des excréments et des testicules d’animaux.

Nous affirmions qu’il s’agissait là d’éléments suspects laissant penser que Ameuroud, aussi connu sous l’identité d’Ameur, pouvait se livrer à la préparation d’une arme biologique. Nous ne retirons rien de nos affirmations qui ont été non pas démenties mais nuancées par le parquet fédéral.

La présence des éléments n’est pas contestée. Le parquet se borne à dire que le suspect était crasseux. Seule leur dangerosité ne serait pas avérée.

Le conditionnel est ici de rigueur. En effet, contrairement à ce que dit le parquet, nous pouvons affirmer de sources policières sûres et recoupées que l’avis interne sur lequel nos informations sont diffusées est authentique.

Il s’agit d’un avis général envoyé, pour information, à tous les services de police du pays et qui a servi de base à notre article. Il est clairement indiqué noir sur blanc que les policiers doivent veiller à apporter une "attention particulière lors des fouilles." Et pour cause. "Dans le sac d’Ameur a été retrouvé un sac plastique contenant trois cartes d’identité parmi des défécations et des testicules d’animaux."

On parle ici d’un document tout ce qu’il y a de plus officiel et que nous reproduisons ci-dessus pour attester la réalité des faits. On peut également y lire que "si on stocke une combinaison d’ingrédients de ce type pendant dix jours dans un endroit sombre, cela peut provoquer une réaction toxique. On peut retrouver cette information dans certains forums djihadistes. En cas de contact non protégé avec cette substance, on peut être infecté par des virus ou des bactéries provoquant des maladies telles que typhus, tétanos, botulisme, choléra ou listériose."

La note policière ajoute que "nous avons de bonnes raisons de croire que l’État islamique ou des supporters de l’État islamique sont en train d’expérimenter des armes biologiques."

Pour preuve de notre bonne foi, nous ne pouvons malheureusement que reproduire le document émanant des forces de police et sur lequel le parquet fédéral oppose une sorte de démenti.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle cacophonie de communication se fait entendre dans le dossier des attentats de Paris ou de Bruxelles.

Lorsque nous avions révélé que les kamikazes ciblaient les centrales nucléaires après avoir observé les allées et venues d’un haut responsable belge dans le nucléaire, le parquet avait déjà opposé un démenti. Quelques jours plus tard, le ministre de l’Intérieur confirmait cette hypothèse de manière claire. 

© D.R.