Le niveau de la menace en Belgique est maintenu à deux, sur une échelle de quatre, a indiqué l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam) mardi, au lendemain d'attaques meurtrières dans le centre-ville de Vienne. Ce niveau "moyen" signifie qu'une menace est peu vraisemblable.

L'Ocam évalue et, le cas échéant, actualise le niveau de menace après chaque incident à l'étranger. "Il n'y a pas de raison de revoir le niveau de menace car il n'y aucun élément concret allant en ce sens. Sur la base des informations dont dispose actuellement l'Ocam, le niveau deux est donc maintenu." L'organe continue de suivre de près l'évolution de la situation, a-t-il précisé.

"Mes pensées vont aux Autrichiens, touchés hier par un acte de lâcheté. Nous prendrons contact avec les autorités autrichiennes et suivons de près l'évolution de la menace dans notre pays", a pour sa part commenté la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) sur le réseau social Twitter.

Après l'attaque au couteau perpétrée à Nice dans une église, celle qui a visé un prêtre orthodoxe à Lyon et la décapitation en pleine rue d'un enseignant qui avait montré à ses élèves des caricatures de Mohamet en région parisienne, le niveau de menace était également resté inchangé - à deux - en Belgique, avec toutefois une attention accrue portée aux intérêts diplomatiques français dans notre pays.

Des tirs ont éclaté en début de soirée lundi, à quelques heures de l'entrée en vigueur d'un reconfinement partiel de l'Autriche pour lutter contre la pandémie de coronavirus. L'attaque a fait au moins quatre morts, deux hommes et deux femmes. Un assaillant, sympathisant de l'État islamique, a été tué par la police.