C'est un couac qui est passé inaperçu dans le flot d'informations qui venaient d'être communiquées. Cette faille est pourtant lourde de sens puisqu'elle met en lumière un manque de coordination entre enquêteurs belges et français.

Ce mardi soir, le parquet fédéral belge annonçait avoir émis un mandat d'arrêt international contre Mohamed Abrini, l'homme qui a conduit Salah Abdeslam à Paris le 11 novembre. Filmé deux jours avant les attentats de Paris en compagnie d'Abdeslam dans une station-essence dans l'Oise, sur l'autoroute en direction de Paris, Mohamed Abrini était au volant de la Renault Clio qui a été utilisée pour commettre les attentats. Les deux hommes étaient également apparus quittant Bruxelles le 12 novembre à 3h du matin.

"Mohamed Abrini est activement recherché par les services des polices belges et françaises", précisait le parquet fédéral.

Dans la foulée, en France, le procureur en charge de l'enquête évoquait l'existence "d'un Belgo-Marocain" mais ne souhaitait pas en dire davantage sur son identité. François Molins s'en expliquait en ces termes : "Je ne souhaite pas vous donner plus d'informations là-dessus parce que nous avons décerné un mandat. On n'a pas trop parlé de lui pour le moment et on souhaite conserver quelques jours d'avance pour ménager un effet de surprise. S'il ne sait pas qu'il est lui-même recherché, je pense que ça peut peut-être aider à sa découverte et à son arrestation".

Lorsque les journalistes lui signalèrent que la justice belge avait donné son nom quelques minutes avant, François Molins, toujours stoïque, leur rétorqua : "La justice belge en prend la responsabilité".

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