La Ville de Bruxelles a assuré mardi que son département de l'Instruction publique "avait fait le nécessaire" pour traiter le cas de Bilal Hadfi, l'un des sept kamikazes des attentats de Paris du 13 novembre, en démentant toute inaction et en regrettant que son école, l'institut Anneessens-Funck, "ne l'ait pas avertie plus tôt". 

La direction de l'institut n'a transmis "aucune information à l'administration" bruxelloise avant le 27 avril dernier, a affirmé le cabinet de l'échevine de l'instruction publique, de la jeunesse et de la petite enfance, Faouzia Hariche, dans un communiqué.

Or, Bilal Hadfi avait été radié le 19 mars du registre de la population de la Ville de Bruxelles par décision du collège des bourgmestre et échevins, à la suite de son départ en Syrie le 15 février, souligne l'échevine.

La presse flamande avait rapporté samedi que l'institut Anneessens-Funck avait relevé des signes inquiétants de radicalisation de Bilal Hadfi et que la direction de l'école avait prévenu les autorités scolaires le 27 avril de son voyage en Syrie, ajoutant que l'information n'a pas été transmise à la police.

Ce qu'a démenti mardi la Ville de Bruxelles en affirmant que Bilal Hadfi avait été radié plus d'un mois plus tôt du registre de la population et que le directeur de l'institut n'a prévenu le directeur général de l'Instruction publique, Charles Huygens, que le 27 avril du fait que l'élève ne fréquentait plus l'école depuis le 24 février.

Ce mail du directeur a été transmis dans l'après-midi par l'administration de l'Instruction publique à la plateforme radicalisation de la Ville de Bruxelles, a précisé Mme Hariche.