Belgique L’ennemi public numéro 1 serait désormais en route vers la Syrie. Des perquisitions à Auvelais et à Verviers n’ont rien donné.

Après un arrêt avenue Houba De Strooper, près du stade Roi Baudouin, à Bruxelles, dans la matinée du samedi 14 novembre, où ses amis Hamza Attou et Mohamed Amri l’avaient déposé en voiture, l’ennemi public numéro 1 a rejoint la commune de… Schaerbeek.

Petit à petit, le parcours complet de Salah Abdeslam se dessine. On apprend désormais que c’est à Schaerbeek que Salah Abdeslam se serait caché après les attentats de Paris.

C’est en tout cas là qu’Ali Oulkadi, désormais sous mandat d’arrêt, l’a déposé. Oulkadi, défendu par le pénaliste Olivier Martins, passera en chambre du conseil ce vendredi matin.

Combien de temps Salah est-il resté exactement à Schaerbeek ? Impossible à dire pour l’instant. Peut-être même s’y trouverait-il encore à l’heure d’écrire ces lignes. Mais cette possibilité paraît peu probable.

On pense plutôt que Salah Abdeslam serait déjà en route vers la Syrie. Une planque idéale pour l’homme le plus recherché d’Europe. Ce n’est pas le premier à y trouver refuge temporairement.

Rappelons qu’Abdehamid Abaaoud était retourné trouver refuge dans les caches de l’État islamique après l’assaut donné à Verviers. Ahmed Dahmani, qui n’est autre qu’un très bon ami de Salah Abdeslam, se trouvait lui aussi, en route vers la Syrie, lorsqu’il a été interpellé le 15 novembre dernier à Antalya, en Turquie.

Par ailleurs, de nouvelles perquisitions ont été menées ce jeudi en Belgique, en lien avec les attentats de Paris. À Verviers et Auvelais notamment.

À Auvelais, contrairement à ce qui a circulé dans la journée de ce jeudi, la police judiciaire n’était pas à la recherche de Salah Abdeslam, mais bien de la cache destinée à fabriquer les explosifs ayant servi aux attentats de Paris.

Selon plusieurs sources, l’habitation perquisitionnée ce jeudi en milieu de journée avait été louée mi-octobre par des amis de Salah Abdeslam (voir ci-dessous). Ils avaient alors demandé au propriétaire des lieux si les caves étaient sèches, afin de pouvoir y stocker du matériel informatique.

Une arrestation à Verviers

Sauf qu’à part deux matelas au sol et quelques boîtes de conserve, rien n’indiquait dans l’appartement que les deux hommes avaient l’intention d’y vivre réellement. La cave aurait tout simplement pu servir à fabriquer, à l’abri des regards, des ceintures explosives.

Des perquisitions ont également été effectuées jeudi après midi, à la demande du parquet fédéral, rue des Chapeliers à Ensival, sur le territoire de Verviers. Selon l’avocate Aurélie Jonkers, du barreau de Bruxelles, une personne au moins a été arrêtée.