Belgique Laureline, âgée de 22 ans, est incapable de financer ses études et son loyer, frais qui étaient assumés par son père.

Derrière lui, Milko, tué lors des attentats de Paris, laisse de nombreux amis, effondrés mais aussi et surtout une fille, Laureline, en plein désarroi. Aujourd’hui qui plus est, les ennuis financiers s’ajoutent à cette peine puisque c’était lui, son père, qui assumait les études de sa fille.

Âgée de 22 ans en effet, Laureline est une jeune fille pleine de ressources. Étudiante en 3e bac en Langues Modernes à l’ULB, elle doit encore réussir deux années pour terminer ses études… "Avec la disparition de son père qui les finançait, tout devient beaucoup plus compliqué", constate Maïté Thiry.

Amie de la famille et proche de Laureline, la jeune femme de 29 ans s’est sentie révoltée par une telle injustice et n’a donc pas hésité une seule seconde… "Personnellement, j’estime qu’il est normal d’aider la famille en cas de décès. Dans ce contexte, c’était encore plus pertinent." L’idée de Maïté a donc germé alors qu’elle prenait connaissance de ces exemples français, d’appel au soutien financier pour les familles des victimes. "J’ai alors décidé de créer cette page sur le site le potcommun.fr". Comme son nom l’indique, il s’agit d’un site permettant de créer un appel public au don, "de manière transparente."

Pourquoi une telle urgence ? "Aujourd’hui, Laureline se retrouve dans une situation très compliquée car elle doit soudainement prendre en charge son loyer mais aussi ses études qui étaient assumées par son père. Et on sait très bien que les factures n’attendent pas, peu importent les circonstances."

Avertie, la famille a donc donné son accord et, mardi soir, le pot commun destiné à aider Laureline était lancé. "J’ai évidemment d’abord été trouver la famille. Je tiens à préciser qu’ils n’ont rien demandé, j’ai même dû un peu insister car ils étaient gênés, ne voulaient pas profiter de la situation."

La démarche semble déjà porter ses fruits puisque ce vendredi, une cinquantaine de personnes avaient déjà contribué, à hauteur de 2.500 euros. "J’ai d’ailleurs déjà pu faire un versement pour qu’elle paye son loyer", précise encore Maïté.

On aurait préféré ne pas le voir, ce visage souriant, cette "belle personne" comme disent ses proches… Milko Jozic était à la terrasse d’un café parisien ciblé par les kamikazes le 13 novembre dernier. Avec sa compagne, Elif Dogan, ils y ont trouvé la mort. Tragiquement.

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https ://www.lepotcommun.fr/pot/isvyvy28