Depuis les inondations historiques qui ont frappé le sud de la Belgique cet été, plusieurs voix se sont élevées dans les rangs politiques wallons pour demander davantage de soutien - financier notamment - de la part du gouvernement fédéral. Le 16 septembre dernier, le Ministre-Président wallon Elio Di Rupo (PS) appelait le fédéral à faire preuve de davantage de solidarité envers les sinistrés. Ce lundi, le secrétaire d'Etat à la Relance Thomas Dermine (PS) réclamait également 600 millions d'euros au gouvernement De Croo pour la reconstruction d'infrastructures détruites par les inondations.

Ce jeudi, c'est Maxime Prévot (CdH) qui a également lancé un appel en ce sens. "On a vraiment le sentiment que le fédéral considère que c'est d'abord et avant tout les affaires de la Région. On pourra peut-être se demander si on aurait été face à une telle passivité si le drame était survenu dans le nord du pays", a-t-il déclaré à l'issue de la séance plénière au micro de LN24.

"Tous les Belges ne sont pas traités de la même manière"

Et le bourgmestre de Namur de poursuivre: "Je pense que le gouvernement fédéral se ferait probablement complètement démonter par l'opposition flamande, et je ne crois pas que les partis flamands de la majorité consentiraient à cela". Le fédéral est-il insensible aux difficultés des Wallons? "Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il est déconnecté des réalités wallonnes", tempère Maxime Prévot. "Je pense simplement qu'il y a parfois un degré de réactivité ou de sensibilité qui peut diverger. Voilà, je vais le dire comme ça: je n'ai pas toujours le sentiment qu'on prête le même degré d'urgence ou d'attention selon les zones où le phénomène survient." Et de conclure: "On n'a pas toujours le sentiment que tous les Belges sont traités de la même manière".

Du côté du cabinet De Croo, on assure que les requêtes wallonnes ont été entendues et qu'une rencontre avec Elio Di Rupo a d'ores et déjà été programmée pour que les demandes de la Région "soient explorées techniquement."