Belgique Le collège Cardinal Mercier de Braine- l’Alleud accueille près de 2.900 élèves sur le même site.

"Cette année encore, nous affichons complet", se félicite Xavier Cambron, directeur des humanités au collège Cardinal Mercier à Braine-l’Alleud. Dans cette école pas comme les autres, "complet", cela veut dire que près de 2.900 élèves sont inscrits. Ce qui place l’établissement, selon le Secrétariat de l’enseignement catholique et la Fédération Wallonie-Bruxelles, à la première place des écoles en matière d’effectif.

Niché dans un écrin de verdure de près de 15 hectares, le collège, qui accueille des élèves des primaires jusqu’en rhéto, impressionne par la démesure de ses installations. "Nous comptons 17 bâtiments et près de 600 locaux différents, dont environ 200 salles de classe", poursuit le directeur.

Et tout cela demande une logistique particulière et de tous les instants. "Nous avons par exemple choisi de laisser circuler les véhicules des parents sur le campus car, avant, l’embouteillage que ces derniers formaient quand ils venaient chercher leurs enfants bloquait la circulation jusqu’au centre de Waterloo", se souvient M. Cambron. Et pour ceux qui viennent en transports en commun, tout est prévu. L’école possède sur son terrain un vrai terminal de bus Tec qui voit défiler une quarantaine de véhicules par jour.

Côté installations, les chiffres donnent le tournis : trois terrains de football, une piscine, quatre courts de tennis… Mais ici, on se défend d’être une école bourgeoise. "Certaines écoles bruxelloises reçoivent 20 % de subventions en plus que nous, ce qui est normal. Mais nous ne sommes pas riches. Les parents des élèves ont bien plus d’argent que nous", plaisante le directeur.

L’école, qui compte à ce jour 35.000 anciens élèves, ne compte pas s’arrêter là. Elle prévoit de faire construire deux nouveaux bâtiments dans les prochaines années.

Le collège en chiffres

17: Le collège compte 17 bâtiments sur son site. La construction de deux nouveaux est prévue pour les prochaines années.

35: Fondé en 1924, l’établissement possède à ce jour 35.000 anciens élèves. Près de 6.000 d’entre eux seraient décédés à ce jour.

300: 300 personnes travaillent au collège Cardinal Mercier. Parmi eux, on compte près de 250 enseignants.

150: Chaque année, la facture d’électricité du collège s’élève à 150.000 €. Pour le chauffage au gaz, elle se chiffre à 83.000 €.

15: Le site du collège compte aujourd’hui près de 15 hectares. Ils étaient 22 au moment de la création de l’école.

4: Lors de son ouverture en 1924, l’école comptait à peine 4 élèves. Deux d’entre eux étaient les neveux du directeur.

1.500: On compte près de 1.500 fenêtres réparties dans les différents bâtiments de l’école ainsi que plus d’une centaine de portes extérieures.

Une école qui possède son propre puits

Fait très rare dans le monde des établissements scolaires belges, le collège Cardinal Mercier possède son propre puits. Ce dernier alimente en eau tous les robinets de l’école. "Notre puits a été construit au sortir de la guerre. Mon grand-oncle était alors directeur et il a laissé une trace écrite de sa construction. Il y explique que, ne sachant pas où creuser, il avait fait appel à un religieux. Ce dernier était venu sur place avec une baguette de sourcier. Après quelques minutes de recherche, il a pointé du doigt un endroit et a déclaré : Si vous creusez ici, vous trouverez de l’eau. Le trou a été creusé à la main et 50 mètres plus bas, nous avons effectivement trouvé de l’eau", raconte M. Cambron, directeur des secondaires.

Ce petit plus fait que l’école ne paie que 10.000 € par an à la société de distribution Vivacqua, "pour les eaux usées, mais c’est une somme très limitée pour une structure comme la nôtre", précise le directeur.

L’école de Saint-Aubin a rouvert ses portes après 7 ans de fermeture

On l’attendait depuis longtemps, les parents sans doute plus que les enfants : l’ouverture de l’école dans le village de Saint-Aubin ! Il y a 7 ans, l’école avait dû fermer suite au manque d’élèves. Depuis quelques années, des parents souhaitaient sa réouverture…

Au début de cette année, les parents ont été sondés, et les travaux de rénovation ont débuté. Durant l’été, les dernières couches de couleur ont été posées par les institutrices et les enseignantes. Elles seront d’ailleurs quatre à prendre leurs fonctions ce premier jour de rentrée, pour encadrer les 26 élèves de primaire et les 23 de maternelle. Pour accueillir correctement les parents, le corps enseignant offrait le petit déjeuner à tous. C’était le moment choisi pour faire connaissance entre parents et institutrices. L’école de Saint-Aubin est regroupée dans l’implantation de Florennes 2, avec Morville et Rosée.

Dans la cour de l’école, quelques parents se souvenaient de leur scolarité, sur ces mêmes bancs. "C’est important pour nous que notre fille fréquente l’école du village, elle pourra ainsi faire connaissance avec d’autres filles du village. Nous venons d’emménager et on ne connaît encore personne." Pour cet autre papa, la décision était plus difficile : "Nos enfants étaient dans une petite école voisine, ils y avaient leurs copains." Et, en effet, les enfants confirment : "C’est surtout nos parents qui voulaient qu’on vienne ici… mais c’est vrai que c’est plus près de la maison."

Pour d’autres, enfin, cette école est juste à côté de chez mamy, il n’y aura donc plus les frais de garderie à payer… Reste à mettre en place une association de parents, avis aux amateurs… Tout le monde semble donc content de cette réouverture. Quant aux associations qui occupaient les locaux, elles ont été relogées ailleurs dans l’entité.

© JO

Quatorze, le compte est bon à Beloeil !

Chaque année, l’école communale située dans le hameau des Écacheries à Belœil est quelque part en sursis. Souvent, cette implantation maternelle fonctionne via dérogation. Mais pas uniquement. "Nous espérons toujours avoir le nombre minimum, à savoir 12 élèves, pour pouvoir obtenir cette dérogation. Mais dans ce cas, l’année suivante, au 1er septembre, nous devons alors avoir 14 élèves, qui est en réalité le nombre requis pour fonctionner normalement, indique Luc Van der Stichelen, directeur du groupe scolaire de Belœil, dont fait partie l’implantation des Écacheries. Au 1er octobre 2013, nous avions obtenu la dérogation. Et au 1er septembre 2014, nous étions en ordre puisque nous avions 14 élèves."

Et cette fois encore, pour la deuxième année consécutivement, les 14 élèves attendus sont là. Atteindre la norme n’est pas évident puisque l’école a le statut d’isolée. Sa comptabilité en termes d’élèves n’est donc pas globalisée dans celle de l’école mère, à Belœil-Centre. "L’implantation des Écacheries bénéficie par contre d’un encadrement spécifique. L’institutrice, Madame Véronique, est secondée par Madame Aurélie, puéricultrice", précise Luc Van der Stichelen. "L’avantage de l’école, c’est son aspect familial. C’est un peu la prolongation d’une crèche, comme un cocon. Souvent, les élèves proviennent de familles dont plusieurs membres ont fréquenté l’école. Il y a un attachement."

Le site englobe deux bâtiments, un local qui sert de classe et un autre de réfectoire. Un hôtel à insectes, un poulailler et une belle cour de récré complètent l’ensemble. C’est le soulagement pour Véronique Delehouzée, qui fait partie des meubles. "J’ai été scolarisée ici et j’y enseigne depuis le début des années 90. Nous essayons de bouger pour faire connaître l’implantation et y maintenir l’activité." C’est sûr, l’école des Écacheries, c’est un choix de cœur.

© Devaux