"Je ferme la porte, avec le sourire", dit-il à la Gazet van Antwerpen. "Je vais être clair: si je dois choisir entre cesser la politique et (travailler avec le Vlaams Belang), j'arrête immédiatement", enchérit-il auprès de Humo. Interrogé par les deux journaux sur une éventuelle collaboration avec le parti d'extrême-droite, Bart De Wever a écarté toute ambiguïté. "Si c'est ça le futur, je ne veux pas en faire partie. Je ne vais pas me renier pour préserver mes fonctions. Je leur ferme la porte, avec le sourire."

Après les élections de mai 2019, Bart De Wever, en tant qu'informateur lors des négociations en vue de constituer un gouvernement régional flamand, s'était pourtant entretenu avec le Vlaams Belang. "Le moins que l'on puisse faire est d'inviter le deuxième plus gros parti de Belgique pour entendre" ce qu'il a à dire, justifie le président du parti nationaliste flamand.

Si les propositions faites à l'époque par le Vlaams Belang sont qualifiées de "raisonnables" par M. De Wever, celui-ci insiste sur le fait que le parti n'a pas changé, soulignant qu'il "ne se passe pas un conseil communal (à Anvers, NDLR) sans que les conseillers du Vlaams Belang ne disent au moins trois fois que les musulmans et les Africains sont retardés". Comment pourrait-il dès lors prétendre que ce parti est raisonnable et convenable?

Une future collaboration avec le Vlaams Belang est dès lors définitivement exclue par Bart De Wever.