Belga regrette l'incident du lancement de sa campagne 'I have news'. Non, Fabiola n'est pas décédée... Et le mariage de Claire et de Laurent va bien!

La rédaction se distancie des informations labellisées "I have news"


BRUXELLES Ce matin, un flash diffusé via Belga et signé d'un certain Jos annonçait en néerlandais la mort de la reine Fabiola, qui n'aurait pas supporté l'annonce du divorce de Claire et du prince Laurent.

Le flux supplémentaire des dépêches, que les clients médias historiques ont reçu à partir d'aujourd'hui, cadre avec la nouvelle campagne média lancée par l'Agence Belga. Cette action a été mise en place afin d'alerter le plus rapidement possible tous les clients médias du pays de nouvelles et d'incidents "extraordinaires".

Le site internet www.ihavenews.be fonctionne comme un canal pour diffuser ces informations. Cette nouvelle action a été annoncée dans tous les journaux et à la radio dans une campagne de publicité nationale. Cette campagne marketing se déroule du 14 au 28 novembre 2009.

Les informations recueillies via ce site internet ont été immédiatement diffusées vers les clients médias historiques sur le fil BelgaService SANS L'INTERVENTION DE LA RÉDACTION DE BELGA. Ces dépêches sont diffusées avec le mot-clé IHAVENEWS et portent le label 'I have news'. Il ne s'agit donc en aucun cas de dépêches réalisées par la rédaction de Belga. Ces informations doivent être considérées comme des infos extérieures qui n'engagent nullement la responsabilité de la rédaction de Belga.

Néanmoins, à partir de maintenant, toutes ces dépêches, destinées à nos clients médias, seront préalablement filtrées par Belga. Nous vous présentons toutes nos excuses pour les désagréments rencontrés mais le dysfonctionnement de cette campagne est totalement indépendant de notre volonté.

La rédaction se distancie des informations labellisées "I have news"


Le Conseil de rédaction, les délégués de l'association professionnelle des journalistes et les représentants syndicaux de l'agence Belga réagissent avec consternation à la diffusion sur le réseau destiné à ses clients d'informations non contrôlées par les journalistes de l'agence. Ils sont d'avis que cette diffusion a porté atteinte à l'intégrité et à la crédibilité de la recension de l'information par Belga et à sa rédaction en général. La rédaction se demande également comment une telle diffusion a été rendue possible techniquement.

Elle exige qu'une enquête interne approfondie soit menée pour identifier les responsabilités. Les journalistes de l'agence soulignent avec insistance le fait qu'ils n'ont jamais été associés à cette initiative commerciale de la hiérarchie de l'entreprise. Jamais le Conseil d'entreprise ni le Conseil de rédaction n'ont été informés de l'existence de ce projet qui rompt l'équilibre entre la "rapidité" et la "fiabilité" d'une information Belga.

Les journalistes font par ailleurs remarquer qu'il n'apparaît pas à ce stade, avec une grande clarté, qui exerce la responsabilité finale, aux niveaux journalistique et déontologique, de la rédaction, ce qui n'a pas manqué de créer un climat propice au déclenchement des "incidents" dont il est fait état. Ils constatent que ces incidents interviennent à un moment où d'importants efforts leur sont demandés dans le cadre des réformes mises en oeuvre au sein de l'agence.

La rédaction rappelle qu'elle s'est toujours opposée avec la plus grande énergie à la publication de communications non rédactionnelles sur le réseau Belga au motif que cela pouvait générer de la confusion. L'annonce par la direction de filtrer dorénavant préalablement toute information destinée aux médias clients constitue, aux yeux des journalistes, une réponse insuffisante après l'atteinte portée à la réputation de l'agence Belga. Ils demandent que cesse le type de diffusion à la source des incidents.


© La Dernière Heure 2009