Le Liégeois se dit serein, après ses graves ennuis judiciaires.

Bernard Wesphael est condamné à vivre avec le drame qui a frappé Véronique Pirotton.

Pourquoi avoir accepté qu’on réalise une série Netflix sur le fait divers dont vous avez été l’acteur principal ?

"Malheureusement, je ne peux pas répondre à votre question. J’ai signé un accord de confidentialité avec Netflix : je ne peux pas m’exprimer sur la série, à ce stade."

Vous avez été acquitté au bénéfice du doute en 2016 par la cour d’assises de Mons. Il restera toujours des gens pour croire que vous avez tué votre épouse : comment vivez-vous avec cette réalité ?

"Il y a deux solutions : soit on respecte la vérité judiciaire, qui est imparfaite. Soit on vit en dictature. Donc les gens qui vont contre la vérité judiciaire en disant que je suis un assassin, ce sont des gens qui ne respectent pas l’État de droit. Ce sont souvent des forts en gueule derrière leur écran, des paumés qui n’ont pas de projet de vie. D’ailleurs, où sont-ils ? Car les gens en rue sont très bienveillants à mon égard. Je n’ai jamais eu un geste déplacé ; au contraire, les gens s’arrêtent pour me serrer la main et me dire : ‘Monsieur Wesphael, on est content que vous ayez été innocenté.’ Je reçois encore des centaines de messages et une trentaine de demandes ‘d’amitié’ chaque jour sur Facebook. Beaucoup de soutien et cela fait chaud au cœur."

Comment allez-vous, aujourd’hui ?

"J’ai une famille magnifique, des enfants superbes et des amis extrêmement fidèles. Que demander de plus ? Je vais très bien. Je ne suis pas un vieil homme et modestement, je veux participer à la reconstruction du monde et du pays car c’est mon devoir en tant que père, je suis concerné au premier chef. Je ne peux pas rester inactif et rester sur ma terrasse à regarder les voitures passer."