Évoqué pour la première fois le 23 septembre par Sophie Wilmès, le baromètre se fait attendre. Cet outil, censé aider la Belgique à adopter des mesures sanitaires en adéquation avec la situation épidémiologique, fait l'objet depuis plusieurs semaines de mises au point. Un important changement concerne notamment l'indicateur sur lequel sera établi le code couleur. Alors qu'au départ le baromètre ne s'intéressait qu'aux hospitalisations, il devrait maintenant également tenir compte du nombre de contaminations et du taux de positivité. 

Mais si les discussions se sont prolongées jusqu'à ce jour, il ne s'agirait plus actuellement que de se mettre d'accord sur un seul point, rapportent nos confrères du Nieuwsblad . Les membres de la Celeval (cellule d'évaluation) vont ainsi se pencher ce mardi 13 octobre sur la question de l'échelle à laquelle doit être étudié ce baromètre. Faut-il que le code couleur se rapporte à l'entièreté du pays ou aux provinces séparément ? Les experts devront trancher. Une question compliquée, selon le quotidien flamand, puisque des arguments font pencher la balance des deux côtés. 

Une chose est sûre toutefois: si la situation est évaluée au niveau provincial, certaines zones telles que Bruxelles passeront immédiatement en code rouge. 

Les autorités ne devraient pas tarder à apporter des réponses aux Belges. Dans un communiqué, le gouverneur de la Province de Namur a expliqué ne pas vouloir instaurer de couvre-feu "dans l'attente de certains outils d'aide à la décision, notamment le baromètre annoncé fin de cette semaine".