Les syndicats sont satisfaits du mouvement de grève qui s’est tenu lundi à travers le secteur privé. Commerce, grande distribution, transport, industrie… Une grande variété de secteurs se sont mobilisés pour cette journée de grève, ce qui témoigne d’un malaise partagé entre les domaines d’activité, a estimé la secrétaire générale de la CSC Marie-Hélène Ska en fin d’après-midi. Sans pouvoir encore donner de chiffres précis, elle salue une "impressionnante mobilisation", malgré un contexte cadenassé par la crise du coronavirus.

"La mobilisation des travailleurs démontre que les syndicats représentent le monde du travail et ses attentes", a, pour sa part, analysé Thierry Bodson, président de la FGTB. Il appelle le patronat à "revoir ses positions". Selon les informations du syndicat socialiste, l’industrie manufacturière a été "quasiment à l’arrêt" en Wallonie et à Bruxelles, tandis que les transports publics ont été fortement perturbés.

Une situation qui contrarie le patronat, pour qui l’idée même d’une grève en pleine crise sanitaire est "contreproductive", des mots de l’Union des classes moyennes (UCM).

La Fédération des entreprises de Belgique (Feb) regrette, quant à elle, "que les syndicats aient décidé d’entraver la difficile relance économique, de compromettre la compétitivité de notre économie et par conséquent de mettre à mal l’emploi".