L’exemple de Jacques Chirac a marqué Georges-Louis Bouchez, président du MR à 33 ans. 

" Chirac a passé sa vie à conquérir la présidence et, après deux ans de mandat, c’était fini. En politique, vous passez votre vie à conquérir le pouvoir et, quand vous l’avez, vous êtes tellement vieux que vous ne savez plus rien en faire " , regrette-t-il. " Cet exemple était dans ma tête quand on me disait : ‘attends’." Lundi, La DH revenait sur les rémunérations des présidents de parti (18. 900 € bruts/mois pour Bouchez). 

"Je ne veux pas le cacher ou m’en excuser. J’aimerais qu’on regarde plutôt mon salaire horaire. Ce que les gens ne voient pas, c’est le coût de la politique. J’ai encore des dettes que je vais seulement pouvoir régler grâce à ce nouveau salaire, notamment 10 000 € d’une précédente campagne. Je viens d’un milieu qui n’a pas de moyens. Encore aujourd’hui, je vis dans un appartement de 60 m² à Mons, dans un quartier plus que moyen", ajoute-t-il. " Un salaire comme celui-là vous confère la responsabilité de vous investir à 1 000 %. Au MR, je considère que c’est moi qui dois éteindre la lumière en dernier, parce que je suis le plus gros salaire du bâtiment. Même si, quand je gagnais quatre fois moins comme sénateur, mon investissement n’était pas moindre ." Un mandat que Bouchez ne compte plus exercer à l’avenir. " Le but est de trouver une figure de la société civile qui amène quelque chose de différent, et pas de le redistribuer dans la maison. Cela n’amènerait pas de plus-value. Il y a des discussions, on avance. J’ai pensé à une personne mais je ne peux donner de nom. " 

Une déclaration qui fera des déçus au MR…