Avant de se rendre au Palais, le président du MR est revenu sur la démission du duo De Wever-Magnette sur les ondes de La Première. Les deux hommes ont fait part ce lundi 17 août de leur aveu d'échec au Roi. Le souverain, qui tient leur démission en suspens, a entamé dans la foulée des consultations avec les leaders des différents partis.  Pour Georges-Louis Bouchez, ce qui compte désormais c'est avant tout le "projet". "Il y a des personnes qui sont en grande difficulté pour le moment, avec des pertes de revenus, des pertes d'emploi et des faillites d'entreprises qui sont importantes, a-t-il détaillé sur La Première. Ça doit être ça notre priorité: la relance économique pour préserver le bien-être de notre pays dans le cadre d'une crise sanitaire qui est sans précédent."

Le Montois a ensuite regretté que des propos "inexactes" aient circulé ces derniers jours. "Je tiens à rétablir la vérité (...), j'ai entendu dire que des partis n'avaient pas souhaité venir à la table des négociations, c'est faux, a corrigé le président du MR. Les libéraux ont participé à toutes les réunions auxquelles ils ont été invités." Mais selon Georges-Louis Bouchez, les trois entretiens avec les missionnaires n'ont pas été fructueux. "La note n'a pas évolué d'un mot, d'une virgule, a-t-il fustigé. Comment voulez-vous convaincre des partenaires, s'il n'y a pas de possibilité de faire évoluer la note de base ?"

Enfin, le libéral a réagi aux propos de Bart De Wever tenus la veille. Le président de la N-VA avait pointé du doigt le "manque de courage politique" de certains. "Il est plus difficile de conclure un accord que de le torpiller depuis le banc de touche", avait estimé l'ancien préformateur dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. "Une telle remarque vient d'un connaisseur, a ironisé Georges-Louis Bouchez. Quand on voit la situation depuis plus d'un an, on voit qu'il a raison sur un point, c'est sûr que c'est plus facile de torpiller un accord que de le construire. Si je peux me permettre, je vais donner un conseil à Bart De Wever en toute amitié. Je pense que quand on veut convaincre des partenaires, c'est mieux de venir avec du fond que des les insulter ou de les attaquer."