Le réalisateur belge explique souffrir de symptômes faisant penser au covid. Armé d'une prescription de son médecin, il s'est donc mis en quête d'un centre de testing sur Liège. C'est là que, pour lui comme pour d'autres Belges, les ennuis ont commencé.

"Je vais à l'hôpital de la Citadelle, je suis refoulé. Ensuite je vais à la clinique MontLégia mais à 8h30 il n'y a déjà plus moyen de se faire tester, c'est complet. Maintenant, j'attends sur le parking du CHU. Je vais attendre 2h30-3h en espérant me faire tester", explique-t-il.

Pour Bouli Lanners, il s'agit d'une course contre-la-montre étant donné qu'il est attendu samedi sur un plateau de cinéma "où travaillent 150 personnes". "Si je ne sais pas que j'ai le covid, je risque de contaminer 150 personnes. Si je décide de ne pas aller sur le plateau et que je n'ai pas le covid, les assurances se retournent contre moi. Comment faire?"

"C'est bien de nous demander de faire preuve d'un minimum de civisme, mais il faut nous donner l'outil pour avoir ce minimum de civisme. Entre le mois de mars où on nous promettait qu'il y aurait assez de tests pour tout le monde et le mois d'octobre où il n'y a toujours pas moyen de se faire tester à 8h30 du matin, il y a quand même eu du temps. Il y avait quand même moyen de prévoir un peu le truc, non? Je sais que mon cas n'est pas un cas à part, c'est valable pour plein de gens. Qu'est-ce qui ne va pas?"

Les hôpitaux, effectivement débordés, ont fait appel au fédéral pour demander une meilleure coordination et davantage de moyens.