Belgique

La comagnie aérienne a agi dans la précipitation à l’annonce de la faillite du tour-opérateur.

Alors que le Fonds de Garantie planche sur les milliers de dossiers des clients touchés par la faillite de Thomas Cook, d’autres acteurs vont devoir prendre leurs dispositions. Retour deux semaines en arrière, le lundi 23 septembre, à l’annonce de la faillite de la maison-mère de Thomas Cook, au Royaume-Uni. Un coup dur pour les employés du groupe, mais aussi pour les voyageurs dépourvus d’informations.

Dans un premier temps, la filiale belge a continué ses activités et comptait assurer les voyages prévus. C’était sans compter sur Brussels Airlines. Partenaire de Thomas Cook et Neckermann, la compagnie affrétait plusieurs vols 100 % Thomas Cook par jour et a décidé d’annuler plusieurs vols pour cause d’arriéré de paiement de Thomas Cook.

Mais étant donné que la faillite de Thomas Cook Belgium n’était pas encore actée, Brussels Airlines a agi dans la précipitation et pourrait se retrouver obligé de payer des indemnités aux voyageurs qui le réclament. “Ce genre d’événement crée pas mal de cas particuliers, avance Olivier Gordenne, CEO de la société Trafundo, spécialiste dans l’assistance des voyageurs. Pour commencer, l’annulation d’un vol n’a rien d’illégale et une compagnie peut décider d’en annuler si elle l’estime nécessaire. Par contre, elle s’expose à devoir verser des indemnités si le vol annulé n’est pas rebooké plus de trois heures après le décollage prévu.”

En clair, le règlement européen CE 261/2004 est applicable pour les passagers n’ayant pas pu partir le mardi 24 septembre. “La faillite de Thomas Cook Belgique n’était pas actée, et le Fonds de Garantie était de toute façon en mesure de prendre le relais. Brussels Airlines aurait donc été payé pour ces vols, poursuit-il. La compagnie a agi dans la précipitation et a vite changé d’avis, d’ailleurs. Les rapatriements se sont très bien passés par la suite.”

On parle donc bien de deux vols aller-retour à destination et vers la Tunisie. “Dans le cadre du dossier Thomas Cook, Trafundo ne peut pas vraiment agir. Nous avons en effet un rôle à jouer par rapport au transport de personnes et non par rapport aux voyages à forfait ou aux hôtels. Mais pour ces deux vols aller-retour, nos avocats se sont réunis et peuvent agir pour les voyageurs qui le souhaitent.”