L’activité ne devrait pas dépasser 40 % cet été. Les commerces en grandes difficultés.

La double explosion terroriste du 22 mars semble avoir fait bien plus de dégâts que prévu. Si les ingénieurs estiment que la stabilité du hall des départs n’a pas été touchée, il n’empêche que les travaux de remise en état sont considérables.

D’après certaines sources, il faudra entre neuf mois et un an pour remettre le bâtiment en état. Un laps de temps qui verra les entrepreneurs défiler et empêcher toute exploitation du hall des départs. Une petite catastrophe pour Brussels Airport et les nombreux commerces qui y sont implantés car durant toute la durée des travaux, les départs seront fortement perturbés.

Le dispositif testé mardi ne permet que le traitement de 800 passagers par heure, soit bien moins que les 5.000 habituellement enregistrés.

Le redémarrage à 20 % des activités pourrait intervenir dès ce dimanche.

Les syndicats de police et le cabinet Jambon sont en effet parvenus hier soir à un compromis d’accord, concernant le renforcement des mesures de sécurité à l’aéroport de Bruxelles-National (voir le détail ci-dessous).

De son côté, la reconstruction quasi-totale du hall des départs pourrait donc prendre entre neuf mois et un an.

Entre-temps, Brussels Airport espère pouvoir augmenter progressivement le nombre de départs traités à l’heure, mais les scénarios sur la table ne permettraient que d’atteindre les 40 à 50 % au maximum d’ici l’été. Dans des situations peu confortables de surcroît car les passagers devraient patienter entre trois et six heures entre leur arrivée et l’embarquement. Les contrôles seront en effet nettement plus stricts, à juste titre, mais aussi plus complexes vu qu’ils se dérouleront dans des installations provisoires. Sans compter que le check-in, lui aussi organisé avec les moyens du bord, prendra plus de temps.

Si les compagnies aériennes en feront les frais, et que l’activité de certaines pourrait même être menacée, les dégâts collatéraux seront aussi très nombreux. Du côté des commerçants, et pas uniquement dans la zone du hall des départs, on songe même à fermer boutique durant toute la durée des travaux. Certains enseignes ne pourraient pas faire face aux coûts d’exploitation avec une fréquentation de l’ordre de 20 à 50 % de la clientèle habituelle.

L’aéroport de Zaventem est à ce point un poumon économique qu’il faudra que toutes les parties concernées fassent de sérieux efforts pour éviter que le scénario actuellement sur la table soit la seule option possible.