Les défenseurs de l’environnement ont de quoi faire la moue. Une récente étude réalisée par le Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal), et publiée dans le Lancet Planetary Health dresse le classement des villes d’Europe où le dioxyde d’azote (No2) est le plus meurtrier. Et devinez quoi, sur 1.000 villes, Bruxelles arrive à la huitième position.

Concrètement, le dioxyde d’azote est un gaz chimique très toxique émis principalement par le trafic routier, et notamment par les moteurs diesel. Le ring bruxellois et même le centre-ville sont encore largement fréquentés par les automobilistes. En 2018, on comptait près de 130.000 véhicules par jour dans Bruxelles et sa périphérie. Un constat directement lié au haut taux de No2 propagé dans la capitale belge.

Un gaz mortel

Cette étude révèle qu’environ 530 Bruxelloises et Bruxellois meurent du No2 chaque année. Ce chiffre s’explique par plusieurs critères selon les chercheurs, d’abord par la densité de la population des grandes villes européennes, et aussi par la taille de celles-ci : « La charge de mortalité due au No2 est la plus élevée pour les villes très peuplées et les capitales, telles que Paris, Madrid, Barcelone, Milan, Bruxelles et Anvers, dont l'utilisation de la voiture pour les trajets domicile-travail entre les villes de petite et de grande taille est potentiellement plus importante ». Les trajets les plus « meurtriers » en termes de dioxyde d’azote sont donc ceux réalisés quotidiennement vers les grandes villes. D’après le dernier recensement de la population belge, la Région de Bruxelles-Capitale attire près de 250.000 travailleurs flamands et 139.000 Wallons chaque jour, dont la majorité effectue ces allers-retours en voiture.