Le député FDF Emmanuel De Bock a dénoncé ce lundi le coût de la "valse des ministres" du gouvernement bruxellois. Selon lui, le montant atteindrait 500.000 euros et ce, à charge des contribuables.      

Il faut savoir que chaque ministre sortant, arrivé en fin de terme ou bien démissionnaire, a droit actuellement à deux collaborateurs pour une durée de 5 ans. Cela représente évidemment un coût.

2,5 millions d'euros pour une législature

Une allocation budgétaire de 250.000 € avait été prévue en 2013 pour couvrir les frais liés aux deux collaborateurs de deux ex-ministres : François Dupuis (PS) et Jean-Luc Vanraes (Open VLD). Mais ce chiffre a dû être revu à la hausse, comme l'explique Emmanuel De Bock à LaLibre.be: "Maintenant, avec les départs d'Émir Kir(au profit de Rachid Madrane), de Charles Picqué (au profit Rudi Vervoort) et de Benoît Cerexhe (au profit de Céline Fremault), il y a trois ministres dont on doit couvrir les frais également. Or, il faut compter 175.000€ pour payer les 2 collaborateurs mis à la disposition de chacun des ministres sortants. Bien sûr il y a une fourchette selon que la personne soit universitaire ou non. Mais le chiffre approximatif de 500.000 euros est là. Et il est assez conséquent pour une année. Sur 5 ans, ça fait une enveloppe de 2,5 millions d'euros. Alors que le gouvernement doit faire des économies, c'est du grand n'importe quoi et cela se répercute sur le citoyen."

Revoir le système ?

Selon Emmanuel De Bock, il faudrait réformer le système actuel. "On devrait faire une distinction entre un ministre qui sort de sa charge après son mandat et quelqu'un qui quitte volontairement son poste en cours de législature pour aller occuper une autre fonction. Parce que la mode actuelle est de partir avant la fin de son mandat et on va alors vers une inflation totale de collaborateurs au profit de ministres sortants. Ca, ça ne va pas", assure le député FDF. 

Petite guéguerre sur Twitter 



Les révélations faites par Emmanuel De Bock ont fait réagir sur la toile et notamment certains membres de la majorité, qui ne sont pas restés indifférents. Évelyne Huytebroeck, ministre écolo de l'Environnement, de l'Énergie et de la Rénovation urbaine au sein du gouvernement de la Région bruxelloise, s'est ainsi empressée de remettre en question, via Twitter, les dénonciations faites par le député FDF. Car selon elle, Emmanuel De Bock accuse un système de financement qui existait déjà lorsque les FDF étaient au pouvoir à Bruxelles, lors du cartel avec le MR (1999 - 2004).

Le député tempère les propos de la ministre écologiste en affirmant qu'actuellement, les ministres cumulent plusieurs postes et accumulent dès lors les collaborateurs. "Pourquoi ajouter deux collaborateurs à des ex-ministres qui en ont déjà une flopée sous la main ? Je pense qu'on devrait maintenir le système mais seulement pour les ministres qui arrivent en fin de charge, et non plus pour une période de 5 ans. Mais plutôt de 6 mois voire un an. C'est alors qu'on fera de véritables économies", confie encore Emmanuel De Bock à LaLibre.be. 

Catherine Moureaux en exemple

Des économies sont évidemment toujours envisageables et le député FDF cite en exemple la députée socialiste Catherine Moureaux, qui a renoncé à ses indemnités de départ "parce qu'elle avait un autre job comme chef de cabinet du secrétaire d'Etat Madrane, poste qui allait la rémunérer autant, si pas mieux, que précédemment. Voilà un bon exemple à suivre pour les ministres, qui devraient renoncer à leurs indemnités."