Alexander De Croo a ouvert la conférence de presse en expliquant qu'il allait juste dresser un cadre général pour livrer les détails au Parlement, cet après-midi. "Nous avons proposé un paquet de mesures très large", a déclaré le Premier ministre. Selon lui, plus de 100 décisions différentes ont été prises.

"Même si les règles européennes ne nous obligent pas à faire un effort si important, la Belgique a décidé d'être responsable et de faire un effort considérable de 2,4 milliards d'euros", explique le Premier ministre. "Nous sommes dans un moment où il faut relancer l'économie mais aussi assainir les finances publiques. Il y a une amélioration du solde qui n'est pas un indicateur de l'effort que nous faisons, vu que l'on sort d'une période de crise. Le redressement économique est très important."

L'accord contient quatre éléments : poursuivre la relance budgétaire, avec un équilibre entre relance économique et relance budgétaire, la réformes socio-économiques dans les domaines du marché du travail, de la sécurité sociale et de la fiscalité, un plan de modernisation et d'investissement et les mesures liées à la hausse des prix de l'énergie.

Marché de travail

"L'objectif de la réforme du marché du travail est de créer plus d'opportunités, d'orienter davantage les gens vers l'emploi et d'encourager davantage de personnes à prendre un emploi", a déclaré Alexander De Croo. L'un des éléments importants est la mobilité des travailleurs entre les régions.

Le Premier ministre qualifie la réforme de l'incapacité de travail pour les malades de longue durée d'"absolument inédite". "Nous avançons vers une responsabilisation à tous les niveaux."

Les travailleurs au chômage pourront cumuler une partie de leur allocation de chômage avec leurs premiers salaires s'ils retrouvent un emploi dans un secteur en pénurie, a annoncé le ministre de l'Emploi, Pierre-Yves Dermagne.

Réforme fiscale et investissement

La classe moyenne pourra bénéficier d'une baisse d'impôt de 300 millions d'euros. "Cette réforme soulagera notamment les personnes qui reçoivent une promotion."

Concernant les investissements, entre 2022 et 2024, ils comprendront "énormément de projets" et seront présentés par les ministres concernés.

Prix de l'énergie

"La facture énergétique est très lourde et inquiète énormément. Je le comprends parfaitement", a déclaré le Premier ministre.

Le groupe le plus vulnérable verra son tarif social étendu. Cela concerne au moins 2 millions de personnes qui économiseront en moyenne 650 euros. Ils bénéficieront également d'une remise supplémentaire de 80 euros sur leur facture.

Baisse des impôts sur le travail

Pierre-Yves Dermagne, le ministre de l'Economie a salué l'accord gouvernemental. "Il s'agit d'un budget de solidarité", a-t-il déclaré.

Sophie Wilmès a souligné l'importance d'un équilibre entre vie privée et travail. "Cela implique, entre autres, plus de flexibilité dans les entreprises, et aussi plus d'attention pour les indépendants."

"Il y a un budget crédible sur la table dans lequel nous faisons attention à l'argent des contribuables", a déclaré le ministre des Finances Van Peteghem. "Les revenus nécessaires sont combinés à des investissements ciblés et à des réformes ayant un impact."

Le ministre des Finances a également évoqué la suppression de la cotisation spéciale de sécurité sociale. "Nous nous attaquons à une mesure fiscale obsolète et, en même temps, nous réduisons considérablement les impôts sur le travail en échange d'un salaire net plus élevé pour la population."