Belgique

La Fédération Wallonie-Bruxelles devra être inventive pour combler son budget.

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, installé depuis quelques jours seulement, doit déjà faire face à un joli défi : celui de combler un trou de 708 millions d’euros dans son budget 2020.

Un gouffre financier creusé par des dépenses en hausse – notamment au niveau des frais de fonctionnement (indexation des salaires, énergie…) – et des recettes stables.

La Fédération Wallonie-Bruxelles ne bénéficiant pas d’autonomie fiscale sur ce plan-là pour combler le trou. La bonne nouvelle, dont certains se satisferont, c’est qu’il n’y aura donc pas de nouvelles taxes…

C’est donc bien sur les dépenses que Frédéric Daerden (PS), en charge du Budget, et son ministre-Président Pierre-Yves Jeholet (MR) vont devoir plancher. Mais le nouveau gouvernement l’annonce déjà : il est exclu d’arriver à l’équilibre sur la nouvelle législature, alors que le budget 2019 doit lui aussi être ajusté, passant d’un déficit de 192 millions à 508 millions… “Nous avons voulu un budget-vérité au départ, pour l’affiner ensuite avec plus d’ambition dans les politiques nouvelles”, commente Frédéric Daerden.

Vu l’échéance du 15 octobre fixée par le Fédéral, lui-même sous la pression de l’Europe, c’est un budget “essentiellement technique” qui a été concocté, selon les termes de Pierre-Yves Jeholet. Des modifications y seront apportées fin avril, notamment en vue d’appuyer certaines politiques.

En attendant, on notera déjà le déblocage d’une enveloppe de 5 millions d’euros pour l’Enseignement supérieur, sans que la ventilation de ce budget soit déjà décidée, tandis que 6 millions supplémentaires seront débloqués pour lutter contre le redoublement et le décrochage scolaire. Enfin, 8 millions d’euros sont prévus pour combler les arriérés des frais de déplacements des enseignants.