C’est acté, tous les élèves de secondaire vont pouvoir reprendre les cours en présentiel à 100 % le dix mai, soit une semaine plus tard que ce que les ministres de l’Enseignement souhaitaient. "Nous nous sommes rencontrés avec les experts samedi et mardi soir. Les ministres de l’Éducation souhaitaient un retour en présentiel le 3 mai et les experts restaient très prudents vu la lente diminution des transmissions et des hospitalisations et le peu de marge de manœuvre sur le plan épidémiologique. Nous nous sommes donc avancés sur la date du 10 mai pour le retour de tous", explique la ministre de l’Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles Caroline Désir (PS).

La ministre plaide depuis longtemps pour une présence maximale des élèves en classe. "Il est absolument nécessaire de faire revenir tous les élèves en présentiel pour des raisons à la fois pédagogiques et psychologiques, notamment pour les plus vulnérables, ceux qui ont décroché activement ou passivement et les élèves fréquentant l’enseignement qualifiant. L’enseignement hybride est un palliatif, le moins mauvais qu’on ait pu imaginer vu le contexte sanitaire mais ça ne remplace pas l’enseignement en présentiel. Cette formule devait être provisoire, ça fait maintenant plus de 18 semaines que cela dure, accroissant la démotivation et les inégalités", appuie-t-elle.

Pour rappel, ce retour à la normale était également préconisé depuis plusieurs mois par des pédiatres et plusieurs associations actives dans le domaine de l’éducation dont la Ligue pour les droits de l’enfant. Les syndicats ne s’opposent pas non plus à ce retour en présentiel mais réclament que les mesures sanitaires soient scrupuleusement respectées dans toutes les écoles.

"Nous serons particulièrement attentifs à ce que ce retour se passe dans les conditions d’hygiène nécessaires. Les professeurs ont besoin de retrouver de la confiance. On leur a mis en tête que les écoles étaient des endroits où les contaminations sont très importantes et maintenant des experts relativisent l’impact des écoles dans la propagation du virus. On déplore aussi le fait que les autorités n’aient jamais été franches au sujet de la vaccination des enseignants", indique Roland Lahaye, président de la CSC-Enseignement. Celui-ci n’exclut pas que des actions syndicales puissent avoir lieu dans les prochaines semaines. "Les enseignants nous disent qu’ils ne comptent pas faire grève pour ne pas sacrifier des jours importants pour les apprentissages mais ça ne nous empêchera pas d’imaginer d’autres formes d’actions", prévient-il.

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