Pas de perspective. Certains l’espéraient. En vain. Sans surprise, le comité de concertation n’a pas donné de perspectives pour une ouverture du secteur Horeca en Belgique. "Alexander De Croo n’a pas eu un mot pour notre secteur durant sa conférence de presse. C’est honteux !", s’indigne Fabian Hermans, administrateur de la Fédération Horeca Bruxelles. Nous continuons à demander une ouverture de l’ensemble de l’Horeca pour le 1er mars. Après ce sera trop tard. Rien que sur Bruxelles, on craint la perte d’emploi pour 10 000 personnes cette année dans le secteur. En Belgique, l’Horeca pèse 180 000 emplois et c’est toute une partie du pays qui est méprisée. Nous avons toujours respecté les règles, maintenant c’est au gouvernement à le faire." Selon lui, les aides apportées par les autorités publiques sont "très insuffisantes", du moins dans le sud du pays. "La Flandre soutient davantage ses bars, restaurants et hôtels. Mais à Bruxelles…. Comment voulez-vous tenir avec une aide de 7 000 euros en 10 mois, alors que nous avons des charges, des loyers à payer. Nous touchons moins que si nous étions au CPAS."

Des manifestations de cafetiers ont eu lieu ce vendredi à Bruxelles et à Nivelles pour dénoncer la situation précaire du secteur. "Ce sont des entrepreneurs qui craquent car ils sont au bout du bout. Ils manifestent leur détresse et leur colère. Je les comprends", poursuit M. Hermans. Les manifestants ont réclamé des aides adaptées à la situation de chaque établissement ainsi que des conditions de réouverture "tenables" quand ce sera possible. "C’est stupéfiant, réagit Thierry Evens, de l’Union des Classes moyennes. L’événementiel, le monde de la nuit et de la culture sont une fois de plus ignorés. Nos gouvernants se félicitent de laisser les écoles ouvertes, mais oublient les secteurs qui portent le poids de la pandémie. Ils sont là, bras ballants, face à ce calendrier de vaccination qui n’avance pas : la Belgique vaccine 60 000 personnes par semaine, là où le Royaume-Uni arrive à 600 000 par jour".