La pression est de plus en plus grande sur les épaules des non-vaccinés. Alors que le Comité de concertation a décidé d'assouplir certaines mesures ce vendredi 17 septembre , le Premier ministre a annoncé que cet allègement ne concernerait pas tout le pays. "Là où le taux de vaccination n'est pas élevé, nous ne pouvons pas faire ce pas en avant", a-t-il acté, parlant désormais d'une "épidémie des non-vaccinés" . Revenant sur les propos du libéral flamand, Philippe Devos a tenu à apporter une légère nuance. "C'est l'épidémie de tout le monde, mais si c'est une vague avec un lockdown, ce sera un lockdown dû aux non-vaccinés", a commenté le chef des soins intensifs au CHC de Liège sur La Première. 

Le président démissionnaire de l'Absym a expliqué que 10% des lits en soins intensifs dans son hôpital étaient désormais occupés par des patients Covid. "L'inquiétude pour le moment n'est pas forte. Ce qui nous préoccupe plus, c'est qu'aujourd'hui on a un nombre de contaminations par 100.000 habitants dans la province de Liège qui est supérieur à ce qu'on avait lors de la troisième vague et à peu près équivalent à ce qu'on avait lors de la première vague. On a une circulation du virus qui est énorme." Selon M. Devos, c'est grâce au vaccin si les hôpitaux ne sont pas encore saturés à l'heure actuelle.

"Il faut que cette population se réveille"

Il s'est donc montré particulièrement inquiet quant au fait qu'une importante part de personnes à risque n'était pas encore vaccinée en région liégeoise. "Il faudrait que cette population se réveille et se fasse vacciner", a-t-il insisté sur La Première. "La Flandre est à 95% des plus de 65 ans vaccinés, ils sont vraiment à l'aise et sont hors de danger maintenant."

Il a ainsi regretté la façon dont les autorités ont orchestré la campagne de vaccination, refusant pendant longtemps aux médecins généralistes d'y prendre part . "Je rappelle quand même dans ce pays de fous qu'il y a deux mois encore les médecins généralistes ne pouvaient pas vacciner les patients contre le Covid", a fustigé le docteur Devos. "Il y a eu un réveil politique, il est temps ! Il faut vraiment aller auprès de ces patients, parler en tête à tête avec les non-vaccinés."