C’est désormais acté, la troisième dose pour tous va peu à peu s’organiser en Belgique. La raison ? Il n’y a pas preuve tangible que le reste de la population restera suffisamment protégé par sa vaccination de base, surtout avec la circulation élevée actuelle du virus. Le Comité de concertation a donc chargé la CIM Santé publique d’élaborer un plan opérationnel fondé sur des données scientifiques afin de fournir à l’ensemble de la population un vaccin de rappel dans les meilleurs délais

Et la CIM a donné son feu vert ce samedi sur la base d’un avis du Conseil supérieur de la santé et de la task force Vaccination du commissariat Corona. L’ordre d’invitation sera d’ailleurs déterminé en fonction de l’âge décroissant et du temps écoulé depuis la vaccination précédente. 

Et d’ici mars 2022, toutes les personnes qui sont dans les conditions devraient avoir eu l’occasion de recevoir un vaccin de rappel. Ainsi, après les groupes prioritaires, le reste de la population adulte sera invité à recevoir un vaccin "booster" (de type ARN messager) à partir de début décembre. Cette dose de rappel concernera plus de 8 millions de personnes, qui ont déjà reçu une vaccination de base complète. Parmi les 510 000 personnes vaccinées avec AstraZeneca, un intervalle de quatre mois entre la deuxième dose et la dose de rappel est recommandé. 

Les 4,2 millions de personnes vaccinées avec un vaccin à ARNm (Pfizer ou Moderna) seront également invitées à partir de la mi-décembre. L’ordre est déterminé par l’intervalle de six mois entre la 1re et la 3e vaccination ainsi que par l’âge décroissant. Face à la hausse du rythme de vacccination, certains centres de vaccination vont donc rouvrir au sein des différentes régions. La task force a également la possibilité de multiplier les canaux de vaccination troisième dose via la médecine du travail, en fonction de la disponibilité des vaccins, en concertation avec les partenaires sociaux, selon le schéma de base (minimal après deux, quatre et six mois). Dans cette perspective, la task force organisera une concertation avec les Communautés et les services et secteurs privés et publics intéressés. 

Actuellement, environ 420 000 vaccins par semaine peuvent être administrés dans notre pays. Une capacité jugée suffisante pour les groupes prioritaires et les vaccinations de base qui sont encore administrées chaque jour.