Le dernier contrat de gestion entre l’État fédéral et la SNCB date de 2008. Il était valable jusqu’en 2012, mais il a été prolongé chaque année. Le nouveau contrat de gestion, qui fait encore l’objet de discussions, a pour objectif d’augmenter la part modale de la Belgique. "8 % des déplacements sont faits par train. L’objectif est de passer à 15 % d’ici 2040, explique Georges Gilkinet. La part de marché du fret doit passer de 12 % à 20 % d’ici 2040."

Ce plan Vision 2040 répond à plusieurs demandes. Il doit accompagner la fin des véhicules thermiques en Europe en proposant une offre plus importante de transports collectifs. Mais il revêt également une importance sécuritaire. Moins de voitures sur les routes, c’est moins de risques d’accident, moins de pollution et moins d’embouteillages. " Dans le cadre du contrat de service public entre la SNCB et l’État belge qui va démarrer au 1er janvier 2023, on va demander à la SNCB d’augmenter de 10 millions le nombre de kilomètres parcourus par an. Une augmentation de plus de 10 %." Pour atteindre cette hausse, il faudra des investissements financiers, techniques et humains. "Nous allons augmenter de plus de 600 unités le personnel roulant, sur le terrain, pour assurer les trains supplémentaires que nous mettrons sur les rails." Les syndicats ont calculé que 2 000 employés des chemins de fer allaient perdre leur poste dans les 10 prochaines années. "Il n’y aura pas de licenciements, mais des départs naturels, avec des réengagements en fonction des besoins. C’est la raison pour laquelle nous cherchons à court terme 2 000 personnes."

SNCB et Infrabel ont évalué à 3,4 milliards d’euros leurs besoins supplémentaires pour 10 ans pour remettre le réseau en état et assurer les évolutions qualitatives et quantitatives. "Je souhaite aller encore plus loin et plus vite et demande encore davantage au gouvernement." Pour rentabiliser ces investissements, il faudra plus de passagers. "C’est en améliorant l’offre, en ayant des trains plus tôt le matin et plus tard le soir, en ayant une fréquence garantie, des horaires intégrés, une meilleure accessibilité des gares et aussi des offres tarifaires spéciales pour les heures creuses que l’on rendra le train attractif."