La Libre retient notamment de ce Comité de concertation que les autorités misent sur la troisième dose pour casser la quatrième vague. Celles-ci veulent en effet accélérer l'administration d'une dose booster de vaccin à l'ensemble de la population. Il s'agit là d'une réaction au manque d’efficacité du CST face au variant Delta, aux signaux d’alerte des hôpitaux et aux appels à l’aide des généralistes, remarque le quotidien. Dans son édito, celui-ci invite cette fois à opter pour un coup d'avance. "Bien que submergés par la quatrième vague, prévoyons déjà la prochaine. Car elle sera là, inéluctablement.", pointe l'éditorialiste. Celui-ci mentionne notamment la vaccination obligatoire des personnes à risques, par leur âge et leurs comorbidités. "Cette décision sera clivante, politiquement risquée, mais courageuse".

Pour la DH, ce Codeco est celui de la dernière chance. "Ça passe ou ça casse", titre le quotidien. Plusieurs sentiments s'entremêlent dans son édito. D'abord, le sentiment d'avoir échappé au pire, "autrement dit à l'enfermement collectif". Ensuite, "l'impression bizarre que ces décisions auraient dû être prises il y a 8 jours et que nous avons perdu une semaine". Enfin, "le sentiment indicible que nos dirigeants croisent les doigts pour que cette nouvelle salve de mesures fonctionne".

Le journal Le Soir voit ce Codeco comme une "piqûre de rappel", en référence à l'injection de la "troisième dose qui est enfin au centre de la stratégie", mais aussi une pigûre de rappel pour les hommes et femmes politiques ainsi que la population : il ne faut plus tergiverser ni se comporter comme si on avait retrouvé la vie d'avant. Selon l'éditorialiste, le Codeco de ce vendredi s'est remis en phase avec la réalité sanitaire. "Le Comité de concertation ajuste le tir, mais les fêtes ne sont pas encore sauvées", pointe cependant le quotidien dans ses pages.

"Optimisme"

Le quotidien flamand Het Laatste Nieuws veut trouver de l'"Optimisme", suite à ce nouveau Comité de concertation. "Si vous étiez téléporté de novembre 2020 à aujourd'hui, vous seriez bouche bée en voyant comment, avec relativement peu de restrictions, nous espérons pouvoir faire face à une grande vague d'infection", relativise l'éditorialiste. Bien que les "nouvelles mesures ne soient jamais amusantes", et certainement pas pour les secteurs concernés, il relève qu'aucune règle n'est imposée au domicile de chacun. "Les voyages sont toujours autorisés. Vous pouvez boire du vin chaud au marché de Noël. Tous les magasins sont ouverts", ajoute-t-il. "Nous devons cette liberté aux vaccins. Utilisons-la à bon escient".

"Nous sommes loin d'en avoir fini avec le Covid", estime quant à lui De Standaard. "Près de deux ans de lutte contre le virus ont montré que, quelle que soit la stratégie adoptée, toute victoire est temporaire et toute avance est provisoire", analyse le quotidien. Selon lui, il demeure cependant que, malgré toutes ces péripéties, "vacciner est mieux que ne pas vacciner, même si l'effet et la durée sont décevants."