Invitée au JT de RTL-TVI, Caroline Désir, ministre de l'Education de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a déclaré que les chiffres actuels ne pouvaient justifier le retour à temps plein des 3èmes et 4èmes secondaires. Plusieurs mesures seront sur la table de discussion comme par exemple un élargissement des vacances de Pâques. 

Masques obligatoires

Pour les 5èmes et 6èmes primaires, le Codeco a décidé d'imposer le port du masque. Caroline Désir ne sait pas si cette mesure sera efficace : "C'est une mesure qui a toujours fait polémique. Il n'y a jamais eu de consensus scientifique sur la question, c'est pourquoi nous avions toujours fait le choix de ne pas l'imposer", explique-t-elle, avant de bien préciser que les écoles appliqueront ce qui est écrit dans l'arrêt ministériel.

Des mesures supplémentaires ?

La ministre est revenue sur l'idée d'une fermeture des écoles, finalement écartée par le Codeco : "Pour moi, la fermeture des écoles doit être la dernière mesure à prendre. Il était partagé par les experts et le gouvernement de faire de l'Education une priorité. Donc, il me semble aujourd'hui difficile d'envisager une fermeture des écoles si à côté les centres commerciaux sont toujours ouverts, si on ne met pas des mesures plus restrictives sur le télétravail. Jamais nous ne refuserons de participer à un effort collectif pour faire diminuer l'épidémie. Mais faire porter toute la responsabilité sur les écoles, c'est difficile à comprendre", a-t-elle conclu.

Des écoles devenues bouc-émissaires ?

"On exerce une surveillance maximale dans les écoles. Celles-ci sont sous la loupe. Nous publions un rapport hebdomadaire en toute transparence. Il faut savoir aussi qu'on teste énormément dans les écoles. Au moindre cas, on procède à un tracing, on appelle tous les contacts rapprochés. Dès qu'il y a deux cas dans une classe, toute la classe est testée. Parfois, on en arrive à fermer toute une classe, voire toute une école", a ensuite expliqué la ministre.

"Actuellement, 32 écoles sont fermées et 90 écoles ont une ou des classes fermées. Donc, on est dans une surveillance très stricte. On a toujours une hausse de cas après une période de vacances, donc on n'est pas très étonnés. Nous jouons la transparence totale, on ne peut sans doute pas en dire autant de toutes les collectivités. Je voudrais rassurer: aujourd'hui, on en est à 0,1% des 900.000 élèves qui sont contaminés", a voulu rassurer la ministre.

"On a changé les protocoles, on teste beaucoup plus dans le primaire et le fondamental et ça a fait apparaître chez les enfants beaucoup plus d'asymptomatiques. D'après les commissaires corona, ces enfants sont aussi moins propagateurs", a déclaré la ministre avec un certain étonnement.

Les enseignants prioritaires dans la vaccination ?

Caroline Désir a alors fait une demande au Fédéral : "Si vous dites que l'école est à ce point problématique, alors intégrons les enseignants dans les fonctions prioritaires pour la stratégie de vaccination. Cela nous permettrait de passer une fin d'année plus sereine et de ne pas faire ces allers-retours. Il faut imaginer que ces débats suscitent beaucoup d'inquiétudes chez les enseignants. Il faut penser aux enseignants dans l'enseignement spécialisé qui doivent parfois prodiguer des soins, aujourd'hui ils ne sont toujours pas prioritaires dans la campagne de vaccination", a-t-elle conclu.