Belgique

Le tribunal de police de Bruxelles a fixé mardi l'audition des experts dans le procès de la catastrophe ferroviaire de Buizingen au 19 février prochain. Les audiences pour les plaidoiries et le réquisitoire auront, elles, lieu les 16, 17, 18, 19 et 20 septembre. Un conducteur de train, la SNCB et Infrabel sont poursuivis pour négligence en matière de sécurité dans ce dossier, à la suite de l'accident de trains qui s'était produit à Buizingen, dans l'entité de Hal (Brabant flamand), le 15 février 2010. Dix-neuf personnes avaient été tuées et quelque 300 autres blessées.

La prochaine audience dans ce procès aura lieu le 19 février prochain, à 9h, pour l'audition des experts qui ont rédigé des conclusions sur les causes de l'accident. Les avocats du conducteur de train incriminé, Me Dimitri de Béco et Me Antoine Chomé, ont déjà annoncé qu'ils contestent la validité juridique des conclusions des expertises, estimant qu'elles ne sont pas contradictoires.

"Notre client n'a jamais pu participer aux expertises, au contraire de la SNCB et d'Infrabel. Ce rapport ne peut donc être utilisé contre notre client et le fait que les experts seront maintenant entendus par le tribunal ne suffit pas à garantir les droits de la défense", a déclaré Me Antoine Chomé.

L'audience du 19 février sera aussi destinée à éventuellement fixer des délais de conclusions pour les différentes parties.

La suite des débats se déroulera ensuite du 16 au 20 septembre. Cinq journées complètes d'audience ont été prévues pour les plaidoiries de la partie civile, le réquisitoire et les plaidoiries de la défense.

Une personne physique et deux personnes morales - un conducteur de train, la SNCB et Infrabel - sont poursuivies devant le tribunal de police de Bruxelles. Le juge aura à déterminer si elles ont une responsabilité dans l'accident. Ce jour-là, à 08h28, un train L Louvain-Braine-le-Comte avait percuté un train IC Quiévrain-Liège-Guillemins. L'accident avait fait 19 morts et 310 blessés.

Le conducteur du train L est suspecté d'avoir brûlé un feu rouge, ce qu'il a toujours nié. La SNCB et Infrabel sont, quant à elles, poursuivies pour négligence en matière de sécurité.