Il a appelé l'institution qui représente le culte islamique et bénéficie à ce titre d'un financement public à se ressaisir et à faire preuve de professionnalisme et de transparence. "Soyons clairs: si l'Exécutif des musulmans travaille avec de l'argent public, il ne peut y avoir aucun doute sur la façon dont ces moyens sont utilisés. Ce genre de magouilles, on mérite mieux que cela dans notre pays", a-t-il lancé en réponse à des questions de la N-VA, du Vlaams Belang et de l'Open Vld.

Les députés ont notamment fait état d'un rapport de la Sûreté de l'Etat révélé par une émission de la VRT et qui épingle la mosquée dirigée par le président de l'EMB à Heusden-Zolder (Limbourg) pour le rôle qu'elle jouerait dans la diffusion d'idées fondamentalistes. Des problèmes de gestion ont par ailleurs mené à une action en justice de certains de ses membres. Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld), compétent pour les cultes, a mis en demeure l'Exécutif à deux reprises. Mercredi, il a en outre indiqué que la Sûreté de l'Etat était chargée d'une enquête approfondie. Quant à la subvention de 250.000 euros due pour la formation des imams, elle est suspendue.

"Et je pense qu'un audit financier serait également indiqué", a ajouté le chef du gouvernement.

"A nos yeux, ce genre d'affaires n'est pas acceptable. D'où notre message: faites en sorte que cette fois-ci, les choses soient bien organisées, que des gens qui sont professionnels et représentatifs de la communauté musulmane soient désignés, et qu'ils puissent garantir la transparence", a-t-il poursuivi.