Ce mardi, le personnel soignant sera en grève. La raison ? Le refus du personnel, ou en tout cas d’une partie, des sanctions à l’égard des soignants qui refuseraient de se faire vacciner. Le mouvement débutera à 10h30 place de la Chapelle à Bruxelles pour finir devant le cabinet du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke.

Des arrêts de travail et des mouvements de contestation sont attendus au fil de la journée. " La mobilisation au sein des institutions de soins est non-négligeable, déclare le secrétaire national de la CNE non-marchand, Yves Hellendorff. Pour la CNE, on comptera au moins 1 000 personnes et au niveau national, on attend 3 000 soignants dans les rues ce mardi, sachant que la FGTB sera également présente. On a donc organisé un service du dimanche pour adapter le service tout en réduisant les opérations et la polyclinique, on s’est arrangés partout où c’était possible. Cela a donné lieu à des réquisitions de personnel, que ce soit interne ou externe. La police est donc parfois passée au domicile de chaque travailleur pour leur signifier qu’ils devaient aller travailler ce jour-là, c’est le signe d’un réel mouvement ."

Pour rappel, le texte de loi prévoit qu’entre le 1er janvier et le 31 mars, soit une période de transition, ceux qui ne se font pas vacciner ne peuvent plus travailler, mais ils pourront toucher le chômage Corona. Et à partir du 1er avril, le personnel aura la possibilité de "choisir": soit le licenciement, soit l’auto-suspension du contrat.

Yves Hellendorff demande que la même chose soit appliquée au personnel soignant qu’au reste de la population. "Le projet de loi est stigmatisant car il vise uniquement le personnel et non pas toute la population. On est déjà à devoir fermer des services faute de personnel et le fait de devoir faire sortir des collègues d’ici quelques semaines est incompréhensible, surtout que le personnel n’est pas coupable de cette quatrième vague."