Santé, économie, société : le point sur les nouveautés prévues dès le 1er avril.

SANTE

Le remboursement des prestations pour les kinés non conventionnés diminué de 25%

Selon la dernière convention 2020-2021 conclue entre les kinésithérapeutes et les organismes assureurs, à partir du 1er avril, le remboursement de toutes les prestations par l'assurance soins de santé est diminué de 25% pour les kinés non conventionnés, pour toute la durée de la convention. Au total, 84,5% des kinésithérapeutes ont adhéré à cette convention, indique l'Inami.

Le ticket modérateur (part personnelle du patient) sera dont plus élevé chez les kinés qui n'auront pas adhéré à la convention, en plus des suppléments éventuels appliqués par ceux-ci.

Cependant, "pour les soins dispensés à des bénéficiaires de l'intervention majorée, cette réduction du remboursement n'est pas appliquée et les kinésithérapeutes non conventionnés sont tenus de respecter les honoraires prévus dans la convention", précise l'Inami.

ECONOMIE

Finalement pas de hausse de certains tarifs chez Belfius et BNP Paribas Fortis

Belfius et BNP Paris Fortis ne relèveront finalement pas une série de tarifs bancaires à partir du 1er avril, comme cela était prévu initialement. Dans le contexte de la crise du nouveau coronavirus, les deux banques ont décidé de reporter ces augmentations au 1er juillet, ont-elles indiqué vendredi. Chez Belfius, il était prévu que le tarif passe de 1,25 euro à 2 euros par virement manuel. Les clients disposent toujours de 24 virements manuels gratuits chaque année. Les frais de port pour l'envoi d'extraits bancaires devaient augmenter aussi. Il était prévu que par envoi, les frais passent de 1,70 euro à 2 euros. Ce ne sera donc pas le cas non plus au 1er avril.

Belfius souligne qu'il existe de nombreuses opérations gratuites non-digitales comme les ordres permanents ou domiciliations. Les clients peuvent aussi utiliser les automates pour effectuer des virements ou imprimer leurs extraits.

BNP Paris Fortis avait pour sa part prévu de réclamer 2 euros par virement papier traité par un employé. Cette hausse n'interviendra donc pas au 1er avril.

SOCIETE

La possession et la consommation de gaz hilarant interdites à Bruxelles

L'interdiction dans les communes bruxelloises de posséder et consommer du gaz hilarant entre en vigueur ce 1er avril. Cela sera inscrit au règlement général de police commun aux 19 communes. L'usage premier du protoxyde d'azote à des fins médicales, dans les bonbonnes de crème chantilly ou d'air sec pour les ordinateurs, est de plus en plus fréquemment détourné par certains jeunes qui en consomment par inhalation, comme gaz hilarant, pour ses effets euphorisants. Ce détournement à des fins festives peut cependant avoir des conséquences graves à court et long termes sur la santé.

Jusqu'à présent, en Région bruxelloise, les communes de Saint-Josse-ten-Noode et de Koekelberg avaient déjà pris des ordonnances de police visant à mettre fin à la vente sans restriction de protoxyde d'azote dans leurs commerces, ainsi qu'à la consommation de ce gaz hilarant dans l'espace public de leur territoire.

La consommation et détention de ce produit à des fins récréatives seront dorénavant interdites dans l'ensemble des communes de la capitale. Des amendes de 350 euros sont prévues.

NAVIGATION

Baisse des rétributions pour la navigation de plaisance

La rétribution demandée pour l'enregistrement des navires de plaisance se trouvant sur les eaux intérieures belges ou sur la mer belge diminuera à partir du 1er avril. Elle passera de 150 euros à 30 euros pour les petits voiliers et à 50 euros pour les autres navires. Les ministres fédéraux François Bellot et Philippe De Backer avaient annoncé cette baisse des tarifs au début de l'année.

Une nouvelle loi en matière de navigation a été publiée au Moniteur belge il y a deux ans. La simplification et la numérisation de la procédure de demande des documents d'immatriculation pour la navigation sur les eaux intérieures permettent notamment d'éviter des coûts supplémentaires.

L'enregistrement peut être demandé en ligne et reste valable pour une période de cinq ans.

En raison de l'épidémie de coronavirus, la navigation de plaisance est pour le moment interdite en Belgique jusqu'au 5 avril inclus.