Le Premier ministre a prononcé son discours de politique générale dans une ambiance agitée. Les partis de l'opposition se montrent critiques. 

Le président de DéFI, François De Smet, a regretté mardi le caractère peu concret de certaines décisions annoncées par le Premier ministre dans son discours de politique générale. Il constate de grandes absences, notamment les mesures de lutte contre la fraude fiscale.

"Cela part dans tous les sens. Le Premier ministre a parlé de tout sauf du budget. Il y a un discours généreux sur les dépenses mais rien sur les recettes, en particulier la fraude fiscale. On sort d'une période marquée par plusieurs dossiers, dernièrement les Pandora Papers, mais on ne voit rien. On nous donne des prévisions budgétaires, mais on ne sait pas comment on atteindra les montants annoncés", a souligné M. De Smet.

Les amarantes voient toutefois deux bons points: la consécration d'un droit individuel à la formation et les investissements publics, plus que nécessaires en Belgique.

Un décalage entre les promesses et la réalité des décisions, selon le cdH

S'il voit des mesures positives dans l'accord conclu au sein du gouvernement autour du budget, le cdH regrette un décalage entre les "promesses" entendues depuis des mois et la réalité des décisions annoncées par le Premier ministre.

"Il y a un réel décalage entre la surenchère des promesses depuis un an et la réalité. Pour l'énergie, par exemple, on nous a vendu un soutien à l'ensemble de la population et finalement, ce sera 20% de la population qui sera aidée. Idem pour le train. C'est très bien d'investir, mais on passe de 2 voire de 3 milliards d'euros à un milliard, et on est loin de la gratuité réclamée par certains ou des deux trains par heure. Les soignants, c'est pareil, il n'y a aucune nouvelle mesure, seulement 1,2 milliard d'euros qu'on nous annonce depuis deux ans", a expliqué la cheffe de groupe centriste à la Chambre, Catherine Fonck.

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