Grande manifestation nationale le 16 septembre. Ultimatum lancé aux gouvernements fédéral et régional (plus d'informations ici).

A l'image de leurs homologues français, les chauffeurs de taxis belges sont furieux contre Uber, qu'ils jugent illégal. Et pour cause, l'application a de plus en plus de succès auprès des consommateurs, qui apprécient son coût bien moins élevé et parfois même la fiabilité par rapport aux taxis classiques.

Pourtant, malgré ces menaces, il semblerait que certains taximen ne se privent pas de réaliser quelques courses pour le compte de leur principal rival. Un constat qu'ont pu dresser nos confrères de Télé Bruxelles . La chaîne de télévision explique ainsi qu'il arrive que des chauffeurs poursuivent leur activité une fois leur service terminé. Mais cette fois, plus en tant que taxi "officiel".

Une situation qui toucherait près de 10% des taximen, selon les représentants du secteur. Toutefois, un utilisateur de l'appli affirme lui que "sur une quarantaine de voyages effectués avec Uber, grosso modo, entre quinze et vingt chauffeurs ont fait cette confidence." Une pratique qu'il est donc difficile de quantifier... et qui ne serait donc pas tabou au sein même de la corporation.

"La motivation ? C'est la même que tout le monde: il faut survivre, surtout dans un métier où nous avons perdu 40% de nos courses à cause d'Uber" , explique Constantin Tsatsakis, de l'association des taxis bruxellois. "Les gens qui travaillent pour Uber le font pour survivre, pour payer leurs taxes et ramener à manger à la maison. On comprend, mais c'est inexcusable" , poursuit-il.

Malgré ces petits "extras", les revendications des chauffeurs de taxis restent les mêmes: l'interdiction pure et simple de ce service qui a déjà été banni de plusieurs pays de l'Union européenne, comme l'Allemagne, l'Italie ou encore les Pays-Bas. En France, le directeur général d’Uber Thibaut Symphal avait décidé de suspendre ce service début juillet.  "En premier lieu pour préserver la sécurité des chauffeurs" , expliquait-il dans les colonnes du Monde . "Sur le fond, nous nous en remettons à la décision du Conseil constitutionnel attendue en septembre" , avait-il ajouté après les impressionnantes émeutes qui avaient eu lieu à Paris en juin dernier.