Les réfugiés kazakhs ont été rapatriés au bout de la deuxième tentative

MELSBROEK Les deux autobus transportant la trentaine de réfugiés kazakhs à qui l’asile politique en Belgique avait été refusé sont arrivés samedi vers 4 h 30 à l’aéroport militaire de Melsbrœk. Un Airbus s’était envolé une première fois la nuit précédente mais avait dû rebrousser chemin, en raison du mauvais temps qui régnait sur le pays.
L’Airbus a décollé vers 5 h 15. Contrairement au vol de vendredi, l’avion ne comptait que 33 voyageurs à son bord et non 34. L’un d’entre eux, ayant montré des signes de rébellion, séjourne provisoirement à la prison de Saint-Gilles.
L’Airbus militaire a atterri à 12 h 10 (heure belge), sur le tarmac de l’aéroport d’Almaty, au Kazakhstan. Le vol s’est déroulé “sans incident”, a expliqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur.
C’est en bénéficiant d’un grand intérêt médiatique que les 33 ressortissants kazakhs ont atterri. Néanmoins, la plupart d’entre eux ont refusé toute interview, se cachant le visage en tentant de quitter l’aéroport le plus rapidement possible.
Des fonctionnaires de l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM) et du gouvernement belge semblaient satisfaits de l’intérêt porté au retour des Kazakhs.
Dimitry Nurumov, coordinateur de l’information au sein de l’OIM, a déclaré que c’est la première fois que le gouvernement belge rapatrie par avion des demandeurs d’asile kazakhs. “C’est pourquoi nous avons voulu organiser un grand show”.
Selon Nurumov, la Belgique est une destination populaire pour les immigrés du Kazakhstan car elle est meilleure marché que les Etats-Unis et/ou le Canada. Il estime de 2.500 à 3.000 dollars (107.000 à 127.000 francs belges) le prix payé par les demandeurs d’asile pour tenter une nouvelle vie en Belgique.
Il a encore indiqué que parmi les 33 passagers kazakhs, nombreux sont ceux qui ont séjourné un an ou plus en Belgique avant que leur procédure d’asile légale soit épuisée.
Les Kazakhs portaient des menottes en plastique pendant le vol. Plusieurs membres des forces de l’ordre étaient également à bord. Au total, quelque 85 personnes avaient pris place dans l’Airbus de l’armée. L’ambiance à bord était “calme”.