Belgique Charles Michel affirme à La DH son "refus du séparatisme" qui entre en conflit frontal avec le programme confédéraliste N-VA.

Vous affirmez votre refus du séparatisme. Vous entrez en conflit frontal avec la N-VA ?

"L’histoire du pays a montré que chaque crise appauvrit le pays et le rend moins solide. Chaque fois que le PS et la N-VA s’associaient, c’était la division, l’appauvrissement. Pendant 4 ans et quelques mois, on a mis de côté les débats institutionnels."

Vous excluez de gouverner avec la N-VA ?

"Je tire une leçon de l’élection précédente où j’avais affirmé que je préférais ne pas gouverner avec la N-VA. Pourquoi ? Je n’avais pas anticipé que la N-VA serait prête à renoncer au programme séparatiste. De même, je ne peux anticiper les renoncements des autres partis après les élections."

Quelles seraient les inflexions d’un gouvernement Michel II ?

"Le premier point, ce sera de garantir la stabilité du pays. Pendant 4 ans, on a mis au frigo les questions communautaires et institutionelles. Même mes adversaires doivent reconnaître que, durant 4 ans et demi, le pays a été gouverné, stable et solide."

Les mois houleux que vous venez de connaître entament-ils votre envie de replonger ?

"Ma mobilisation est intacte. Ces quatre années ont renforcé mes convictions, mon expérience, et une reconnaissance internationale utile pour le pays. Comme quand je dois appeler Angela Merkel afin de résoudre le problème d’approvisionnement énergétique."

Il ne reste pas de ressentiment vis-à-vis de la N-VA ?

"Ce qui compte pour moi, c’est la capacité de gouverner le pays. J’ai été très ferme sur les questions communautaires. J’ai tordu le bras à la N-VA pendant 4 ans et demi ! J’ai empêché le retour du séparatisme communautaire là où pendant 541 jours mon prédécesseur avait lâché prise, contribuant à faire de la N-VA un parti dominant. Elio Di Rupo a contribué à faire grandir la N-VA."


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